Kaynouky
@kaynouky
European student interested in lots of things, including space exploration, East-Asia, science, art, literature, cinema, languages and geopolitics FR/EN/中文 | he/him
Demain Jessica Meir et Pyotr Dubrov vont tous deux faire leur entrée dans le top 50 des astronautes en temps cumulé dans l'espace, avec 381 jours. Meir sera la première (et la seule ?) du groupe 21 à y entrer, cinq des dix américains à déjà s'y trouver sont du groupe 16, les fameuses "sardines".
La NASA s'est mise en ordre de bataille : de son côté elle semble bien pouvoir tenir la date de 2028 pour Artemis IV. Mais c'est quitte ou double. Déjà si les HLS de SpaceX ou Blue ne sont pas prêts, c'est cuit. Et c'est un fusil à un coup, car à partir d'Artemis V le SLS devient aussi une inconnu.
De manière générale il faut admettre que la NASA a un plan très solide pour au moins de son côté être prête pour Artemis 3 en 2027 puis 4 en 2028. Pour ça pas mal de pression sur Boeing pour finir l'étage central et sur Lockheed pour Orion, mais en mettant les bouchées doubles ça paraît faisable.
Étant donné que Artemis 3 ne va qu'en LEO, le SLS a beaucoup de marge pour d'éventuels renforts structurels et modifications sur tous ces éléments. Le gros avantages de cette approche c'est que les trois articles de vols restants, bien compatibles entre eux, pourront être préservés pour Artemis 4.
Les équipes du centre Marshall dans l'Alabama où est piloté le programme SLS sont en train de les inspecter et modifier pour Artemis 3 en 2027. Entre les deux le "Spacer" qui remplace l'ICPS est également bricolé à Marshall, donc toute la partie supérieure de la fusée sera presque "factice".
Le Launch Vehicle Stage Adapter (LVSA) Structural Test Article (STA) a servi dans les années 2010 pour des tests et n'est pas du tout prêt à l'emploi. Le Orion Stage Adapter (OSA) STA est encore plus vieux mais plus prêt d'un article de vol, il a été utilisé jusqu'en 2021 lors de tests d'Artemis 1.
Isaacman utilise son compte officiel d’administrateur de la NASA (sensé rester non-partisan) pour partager un compte réputé pour son extrémisme. Libs of TikTok est un célèbre compte Twitter d’extrême droite, en particulier pour son contenu anti-LGBT. Allez voir la page Wikipedia, c’est éclairant.
Isaacman contraint la NASA à gâcher son dernier RTG sur un rover lunaire, cherchant sans doute à accentuer la nécessité des réacteurs à fission. Sans eux impossible de continuer d’explorer les confins du système solaire, car le redémarrage de la production de Pu-238 reste anecdotique.
En 2001 le touriste Denis Tito payait 20 millions USD pour un siège sur Soyouz, soit 37 millions aujourd'hui, d'où 111 millions pour un vol complet. En 2020 la NASA payait 90 millions USD son dernier siège, soit 116 aujourd'hui, d'où 348 millions pour un vol complet. Ils ont bien trait la vache x)
L’une des rares fois où l’on peut voir Musk s’enthousiasmer pour le projet de base lunaire de la NASA (mais pas Artemis, faut pas rêver non plus).
Dreier de la Planetary Society publie un excellent article dans lequel il évalue le coût probable du projet de rover lunaire PROMISE reconverti. Soit entre 0,7 et 1,3 milliard de dollar. Isaacman répond que pas du tout, que si ça coûte plus de ~150 millions ils ne poursuivront pas le projet :)
Sophie Adenot devrait bien avoir la chance de participer à une sortie extravéhiculaire, prévue pour l’instant pour le 25 août, et avec Jessica Meir ! Donc le problème jusqu’ici n’était pas le manque de combinaison ; et Meir devrait entrer dans le top 20 des plus expérimentés en EVA avec 7 en tout.
Apparemment SpaceX n’aurait pas l’intention de tenter une récupération de S40 mais se contenterait d’analyser le véhicule avant de le saborder. Je me demande si d’autres pays sont en train de le matraquer de photos par leurs satellites voire ont ou auront des drones sous-marin sur place, qui sait.
Berger en remet une couche sur les rumeurs selon lesquelles l’industrie des stations privées est en panique sur la disponibilité du Crew Dragon. De fait tel que je vois les choses si SpaceX bascule à marche forcée vers Starship, il pourrait devenir la seule charge utile de Falcon 9 par exemple.
Le treizième vol suborbital de Starship s’est bien passé puisque cette fois-ci il a pu rallumer un des Raptor dans l’espace et a survécu à l’amerrissage. SuperHeavy a raté le sien, mais Musk promet cette fois-ci de rattraper le Starship lors du prochain vol, et donc une trajectoire orbitale enfin.
Sans surprise, adapter Centaur V au SLS n'est pas évident. Un papier étudie deux options : 1) Un court adaptateur conique, mais accélération limitée à ~2,75g pour réduire la charge sur Centaur V. 2) Centaur V suspendu et encapsulé, sans charge avant séparation, mais l'adaptateur pèserait 7 tonnes.
Le vol inaugural de la CZ-10B est un succès complet, la CALT montre à la SAST et Landspace comment faire, mais ici avec une barge et des câbles. Dix ans après le premier atterrissage en mer d’une Falcon 9 de SpaceX, la Chine dispose à son tour d’un lanceur réutilisable… et réutilisé avant 2027 ?
Les derniers paliers (15 et 20) nécessiteraient sans doute des investissements importants de ce genre oui, mais celui de 12 paraît atteignable. S'il s'agit de doubler la HIF par exemple, on devrait pouvoir s'en sortir sans difficulté. Si c'est doubler le pas de tir on change clairement d'échelle.
Donc 13 millions$ pour développer, construire et tester un bouclier de rentrée martienne sans expérience préalable dans le domaine ?
Isaacman et ses communicants ne connaissaient visiblement pas grand chose au foot s’ils pensaient que les USA avaient une chance de gagner… L’opération de communication a fait pshit en quelques jours voire heures.
Ce n’est pas cet astéroïde qui devrait nous renseigner sur les origines du système solaire ou de la vie sur Terre, mais il n’en est pas moins original. Tianwen 2 tentera donc de prélever des échantillons du plus petit corps jamais visité par une sonde, la tâche s’annonce ardue, haut les cœurs !
Le matraquage continue. L’évolution rapide de la posture américaine vis-à-vis du programme spatial de la Chine en dix ans est un fait remarquable.
Les chances que Gaganyaan orbite la Terre avec un équipage avant 2030 diminuent toujours un peu plus, bien que le projet progresse pas à pas.
Blue Origin prévoit donc une méthode hybride avec le lanceur érigé sur son pas de tir par une grue, puis la coiffe directement assemblée au-dessus. La tour de lancement joue quelques nouveaux rôles avec les ombilicaux et une grande plateforme d’accès et de maintient avant le décollage.
Blue Origin semble bien déterminé à faire mentir tous ceux qui leur donnent de 12 à 18 mois avant de faire voler de nouveau New Glenn au SLC-36A. Pendant qu'ils déblaient à la pelleteuse l'honteux carnage, on n'a hélas toujours aucune nouvelle de l'enquête sur la cause de l'accident lui-même.
Les chances qu'Adenot réalise une sortie extravéhiculaire lors de cette mission continuent de décroître, ça me paraît même improbable à ce stade. Sur ces graphes du nombre d'EVA par an on constate que la NASA traverse une période creuse, donc c'est surtout la faute à pas de chance.
En Chine on réfléchit déjà à la suite à donner au télescope Xuntian, et sans surprise ils semblent se tourner vers l’imagerie directe d’exoplanètes. Ils préfèrent apparemment un design plus proche de Roman que de Webb, donc bâtit sur l’héritage de Xuntian sans chercher à égaler HWO.
Ironiquement le seul astronaute (non-chinois) du top 100 en temps cumulé dans l'espace à n'avoir jamais volé sur Soyouz est le russe Andrei Fedyayev.