Alexis Lévrier
@alexislevrier
Historien de la presse et des médias, MCF Université de Reims, Crimel/Gripic
Une semaine après avoir fait la une du JDD, Gabriel Attal est moqué dans ce même journal pour sa peur des ingérences russes. Cela confirme que parler à ce journal est toujours une erreur. Et que la principale ingérence du Kremlin, dans cette campagne, viendra évidemment des médias Bolloré.
8 jours après l'arrêté d'expulsion de Xenia Fedorova, Gabriel Attal prend enfin la parole pour justifier cette mesure. Entretemps, il a fait la une du JDD puis accordé une longue interview à CNews, au milieu de toutes les voix du Kremlin. "Ce n'est pas la girouette qui tourne, c'est le vent".
@lexpress.fr révèle que Gabriel Attal mise sur les médias Bolloré, d'où la une du JDD et son silence sur Fedorova. Cette stratégie imite la 1ère campagne d'Emmanuel Macron, qui avait commencé au Puy du Fou avec des journalistes de Valeurs actuelles. L'extrême centre fait le lit de l'extrême droite.
Il y a deux ans, Gabriel Attal annonçait le dépôt d'une plainte contre le JDD après la publication d'une fake news en pleine campagne électorale. Le voilà en une de ce journal, au milieu des ingérences russes et des discours xénophobes de la sphère Bolloré. L'union des droites à 140 à l'heure.
A la fin de l'article d'Ivanne Trippenbach et Ariane Chemin, cette révélation, dont on aurait tort de minimiser la portée: Vincent Bolloré et son tout son groupe ont méthodiquement été annexés par la propagande russe. L'empire est sous emprise. www.lemonde.fr/actualite-me...
Ce communiqué hypocrite omet volontairement la fin de l'article 11 : "sauf à répondre de l'abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi." Si on ne sanctionne pas ces abus, il ne reste que l'arbitraire d'un pouvoir qui écrase les plus faibles - comme chez Poutine ou chez Bolloré.
On ne s'étonnera pas que, parmi les soutiens énamourés à Bernard Arnault, figurent toutes les stars de CNews. Les nervis de Bolloré rêvent d'imposer leur propre servitude au reste de la presse, et cette tentative d'affaiblissement de la rédaction du Monde est donc pour eux une aubaine.
Le pouvoir politique au soutien du pouvoir des actionnaires, contre le travail d'une rédaction encore indépendante. Éternelle histoire française... On comprend mieux pourquoi la macronie a abandonné les rédactions détruites par Bolloré, et pourquoi aucune loi ne sera tirée des EGI.
Mépris pour la presse, dénigrement dédaigneux des journalistes et de leurs enquêtes, ironie sur la notion d'"indépendance éditoriale". Cette réaction de Bernard Arnault, censée démentir l'enquête du @raphaellebacque.bsky.social et Vanessa Schneider, en confirme chacun des aspects.
L'empire Bolloré est bien sûr la figure de proue de l'extrême droite médiatique. Mais, comme le montre cette enquête, B. Arnault est lui aussi en train de basculer. Si la démocratie survit en 2027, elle devra revoir toutes ses règles sur la concentration des médias. www.lemonde.fr/series-d-ete...
Pour cette dame, les agressions sexuelles reprochées à Bruel ou Depardieu sont moins condamnables que les prises de position politiques de Mbappé. On peut pardonner aux violeurs, pas aux sportifs qui combattent l'extrême droite. Une parole fasciste devenue ordinaire dans les médias français.
Refuser de nommer l'extrême droite n'a qu'un but: légitimer son discours, normaliser son histoire, et finalement lui permettre d'arriver au pouvoir. Comment un argumentaire aussi fallacieux a-t-il pu être déroulé, sans relance ni contradiction, dans la 1ère matinale de France?
Pendant 2 ans, Rachida Dati a mis le ministère de la Culture au service de Vincent Bolloré. Juste récompense? CNews a relayé activement sa campagne pour la mairie de Paris. Comment imaginer que ce groupe respectera les règles électorales lors de la présidentielle? www.streetpress.com/1782994081-f...
Il y a 3 jours, en réponse à mon itw pour @mediapart.fr, Erik Tegner m'expliquait que Frontières bénéficie d'un agrément CPPAP et de 15 cartes de presse. Si cette information est exacte, comment accepter qu'une officine de propagande financée par Orban puisse être reconnue comme un organe de presse?
Pour ses adieux, Vu diffuse un échange entre Tugdual Denis et Pascal Praud, qui jugent que le mot "extrême droite" ne signifie rien. Voilà résumé, une dernière fois, le triomphe de Bolloré, qui avait supprimé le Zapping dès son arrivée à Canal et voit disparaître aujourd'hui son successeur.
Séquence sidérante sur @CNEWS: G. Larché défend le groupe Bolloré, accuse l'Arcom de confondre son rôle avec celui d'un censeur et s'en prend au Conseil d’État. Le 3ème personnage de l’État attaque les contrepouvoirs et se met au service de l'extrême droite pro-Poutine. Que restera-t-il à Bardella?
Ce post suffirait à confirmer les révélations du Monde. Xenia Fedorova a fait de Bolloré un allié captif de Poutine. Il faut imaginer ce que sera la présidentielle à venir: pour renverser notre système démocratique, la Russie pourra s'appuyer sur le premier empire médiatique français.
L'enquête d'Ariane Chemin et Ivanne Trippenbach montre que, sous l'emprise de Xenia Fedorova, Vincent Bolloré a mis son groupe au service de Vladimir Poutine. Si la démocratie survit en 2027, le démantèlement de cet empire médiatique deviendra une nécessité vitale. www.lemonde.fr/actualite-me...
100% racistes. L'émission "100%Frontières" est tellement ouvertement xénophobe que l'un des chroniqueurs de CNews, Amine Elbahi, a dû se résoudre à faire un signalement à l' @arcom.fr. L'autorité de régulation va-t-elle enfin réagir et prendre la mesure de son rôle? www.mediapart.fr/journal/fran...
L'empire Bolloré est, plus que jamais, le parti de l'étranger. Il soutient la Russie de Poutine comme la presse d'extrême-droite soutenait l'Allemagne nazie et l'Italie fasciste dans les années 30, "pour stopper l'escalade vers la guerre".
D'un côté, Bolloré lance un compte officiel. De l'autre, Pigasse multiplie les tribunes et les apparitions médiatiques. Dans un cas comme dans l'autre, une même trahison du journalisme: nous avons besoin de rédactions qui travaillent librement, au service du réel et non de l'ambition d'un oligarque.
On savait que, le 30 juin 2025, Gabriel Attal avait décoré Gérald Brice-Viret. Mediapart révèle aujourd'hui que Xenia Fedorova était présente ce soir-là. L'ambiguïté de la macronie vis-à-vis de Bolloré revient à donner un blanc-seing à la propagande du Kremlin. www.mediapart.fr/journal/fran...
Dans Le Monde, on apprend qu'un visuel de Radio Nova hostile à Libé a été imposé par l'actionnaire. Pigasse se trompe en utilisant les armes de Bolloré: le combat contre l'extrême droite ne pourra être gagné qu'en respectant les rédactions et en les laissant vivre. www.lemonde.fr/economie/art...
Édifiante enquête d'@itrippenbach.bsky.social et @arianechemin.bsky.social sur la place grandissante de Xenia Fedorova au sein du groupe Bolloré. Elle a fait disparaître toutes les voix gênantes pour le Kremlin. Et Bolloré lui-même semble devenu l'homme de Poutine. www.lemonde.fr/politique/ar...
Sur Télé Moscou, aux côtés de deux anciens de RT (Xenia Fedorova et Régis Le Sommier), Caroline Galactéros déclare tranquillement que les frappes russes sur Kiev sont une juste réponse aux provocations ukrainiennes. Chez Bolloré, Vladimir Poutine vous parle tous les jours.
Le monde Bolloré est un monde russe. Énième rappel avec cette chronique de Xenia Fedorova consacrée (il fallait oser) à la liberté d'expression menacée. Au même moment, Bolloré détruit ce qu'il restait de pluralisme dans ses médias, et rêve de faire de même dans l'édition et le cinéma.
Sylvain Maillard se rend sur Cnews, qui vient de subir de nouvelles purges et relaie chaque jour davantage la propagande du Kremlin. Mais selon lui, le problème des médias français est la radio unique que possède Pigasse. Le macronisme capitule face à Bolloré, et se prépare à lui laisser le pouvoir.
Vivement l'avenir en effet, comme disait Raphaël Enthoven! Il y a l'éditorialisme de plateau télé, et il y a (heureusement) la presse d'investigation indépendante. Dans la grande salle du palais de justice, c'est aussi cette histoire médiatique qui se joue.
Comme prévu, l'arrivée d'Eugenie Bastié dans L'Heure de vérité permet à CNEWS puis au JDD d'attaquer les médias publics et notamment la réaction de la @sdjrednatftv.bsky.social. Ce recrutement se voulait une concession: il va servir de cheval de Troie au monde Bolloré.
Caroline Fourest et Raphaël Enthoven dénoncent la résistance d'une rédaction contre l'extrême droite. Ils n'avaient pas non plus soutenu les rédactions d'Itele, d'Europe 1 ou du JDD, mais se sont réveillés pour Grasset. La bollorisation n'est un problème que lorsqu'elle les concerne.