Bon Chic Bon Genre
@bcbg
🩸Le blog qui parle de cinéma de genre(s) et représentations. 🐈⬛Cofondatrice de la S’Horrorité 📍Nantes >> bonchicbongenre.fr
Il est temps de parler des films réussis après tant de déceptions, et Holy Boy est captivant, et dénonce avec une grande finesse les violences sur les enfants. Une sortie de Carrie au masculin, qui valorise enfin l'importance de laisser exprimer ses douleurs. Sortie le 2 sept. A ne pas louper
Je suis très gênée par Obsession qui fait un peu le contraire de son propos, en représentant Nikki que du point de vue de l’incel, alors que ça aurait été 1000 fois plus pertinent (et intéressant) de voir ce qui se passe à l’intérieur de la prisonnière.
Un demi ratage ce Evil Dead Burn qui brille par des idées de mises en scènes solides et qui rame pas mal quand il s'agit de traiter les violences conjugales. Heureusement il ne prend pas trop de risques. Mais trop d'incohérences et pas assez de montée en puissance.
Ecoutez, expliquez moi la hype de Backrooms car vraiment je ne comprend pas. Des perso super mal écrits, 0 flip, et des idées brillantes jamais exploitées (comme la déformation des souvenirs). Mais qui a monté ce film en épingle ? Qui sont-ce ?
Rassemblement à l’initiative du Collectif Enfantiste devant le palais de justice de Nantes✊🔥 RDV lundi prochain encore et encore 🔥
Je me remate La servante écarlate et je me dis que c’est la série idéale pour les gauchistes abstentionnistes et les partis de gauche contre LFI
Dis donc c’est vachement bien Un très mauvais pressentiment qui est créé et réalisé par des meufs: Haley Z. Boston, Weronika Tofilska,Axelle Carolyn et Kate Tefry. Je le dis car on cite partout les Duffer et pas elles au complet évidemment. C’est un poil explicatif mais tellement efficace et malin.
Tous ces films récents de réalisatrices qui utilisent le body horror pour évoquer le rapport à notre corps et notre identité, m’ont donné une idée d’article sur le sujet.
Ecoutez j'ai bien flippé ma maman avec Hokum. Toujours impressionnée par la manière dont McCarthy parvient à se réapproprier des clichés de l'horreur. Il manque juste une écriture bien solide pour parvenir à donner un peu + de corps émotionnel à tout ça. Sortie le 29 avril allez donc flipper.
Marama est un élan de générosité, de colère et de sincérité avec une très belle gestion des couleurs, même si je suis restée un peu dehors car trop de complexité inutile. C’est un film qui s’inscrit dans son époque où la question du colonialisme est centrale, et qui fait entendre une voix opprimée.
(2021, cette époque où j'étais encore jeune et pleine d'espoir pour la force du wokisme au cinéma)
Après Alpha, un comité de soutien pour The Bride ! que je ne trouve ni bordélique, ni trop plein de je ne sais quoi. Des choses qui mériteraient d’être plus fines ou plus poussées mais je ne comprends pas tant de rejet. On en parlera sûrement dans le prochain live de la @lashorrorite.bsky.social
8/ Le problème c’est que Merrin n’est pas caractérisée, on ne la connait pas, on ne sait rien d’elle, elle n’existe qu’à travers son physique, et on la fige dans un décor faisant référence à des peintures typique de Beautiful dead girl (Ophélie de Millais)
7/ Le côté « positif » c’est que le film montre que cette obsession masculine et sexiste est dangereuse pour les femmes car Lee en vient à la violer et la tuer.
6/ Merrin est donc tellement pas comme les autres que tous les mecs la kiffe (le frère d’Ig, Lee voire même le père d’Ig…) mais on ne sait pas pourquoi si ce n’est qu’elle est jolie et dans la lumière (car pure rappelez vous).
5/ Si j’étais tatillonne ça se traduit même sur la sexualité. Merrin fait l’amour adossée dans une cabane dans un arbre quand Glenna propose des fellations. Y en a qu’une qui est « pure » et classe, trouvez l’intruse.
4/ Petite aparté sur le « pas comme les autres » = « pure », gentille, polie en opposition avec Glenna (pote d'Ig amoureuse de lui), qui est « trash » et qui ne se respecte pas = boit, se goinfre, fait des conneries etc...
3/ J’apprécie plutôt le cinéma d’Aja mais on va dire qu’il n’est pas connu pour sa subtilité. Il n’attend pas la mort de Merrin pour l’objectifier et la mystifier. Elle est décrite par les perso masculins comme « pas comme les autres », et filmée de bas en haut, dénudée en pleine nature, etc..
2/ Horns raconte l'histoire d'Ig dont la fiancée, Merrin, a été assassinée. Des cornes lui poussent sur la tête ce qui fait ressortir la vraie nature des gens, qui lui soumettent toutes leurs pensées. Il va s'en servir pour découvrir le meurtrier de son amour.
1/Bon déjà c quoi le trope de la beautiful dead girl? Une image vaut mille mots (13 reasons why, twin peaks, virgin suicides, le corps d'anna fritz). En bref, c'est le fait de figer/rendre mystérieux/attirant un perso féminin à travers sa mort.
🐐 Horns ou l'illustration parfaite du trope de la beautiful dead girl Le film, par ailleurs très sympa, a un traitement sexiste de ses perso féminins via l'utilisation de ce trope. Il est particulièrement représentatif dans le film donc ça me paraissait intéressant d'en parler. Go (spoil)👇
Je crois que c’est la 1ere fois que les les violences conjugales ont eu un effet dans ma chair avec L’affaire Laura Stern. C d’autant plus d’actualité sur la question de la violence dans le cadre de l’auto défense, la série s’en sort plutôt bien. L’incapacité à protéger les femmes au cœur de tout.
J'ai rarement vu la thématique de "l'habit ne fait pas le moine" aussi bien traité. C'est en fil rouge dans tous les épisodes, sur des choses évidentes, d'autres beaucoup moins, en retournant des clichés habilement et surtout en politisant aussi cette notion. Et Tessa Thompson 4 ever.
J’ai regardé quasi à la suite ces 2 séries qui ont le point commun d’être des thrillers et avec un duo de perso féminins qui démontent des clichés sexistes de rivalité féminine avec brio
Ok je suis amoureuse de Dakota Fanning et Sarah Snook dans All her fault. Une grande écriture de perso féminin et une Dakota Fanning qui me fait fondre.
12/ Les 2 films ont été écrits par Tom Topor (qui avait aussi écrit la pièce de théâtre "Cinglée" exactement à la même période. On sait qu'il a ajouté l'histoire d'inceste à l'histoire vraie originale. Les VSS l'intéressaient visiblement. Bref, 2 films non sans défauts, mais précurseurs.
11/ Aussi, pour moi, la volonté des Accusés d'impliquer le public passe aussi par le fait que cette scène est racontée par un témoin (le seul qui aide un peu Sarah) et non pas la victime. Rendez vous compte public, de ce dont vous êtes témoin, le film semble dire.