François Crosnier
@fcrosnier2
Littérature, cinéma & toutes ces sortes de choses. Arno Schmidt & Gadda. Stroheim & Straub. Paris & Pays d’Auge. Écrit dans Libr-critique.
« Où sommes-nous maintenant, quelles guerres s'y sont déroulées, qui est mort ici, pour qui, pour quoi ? Je suis l'herbe, je recouvre tout, laissez-moi faire mon travail. » Quelle tristesse d’apprendre la mort de Yervant Gianikian.
À ma courte honte, à mon âge je n’avais pas encore vu Sherlock Jr. Je le découvre sur Mubi. La scène où Keaton, dans sa cabine de projection, s’inspire du film pour faire sa cour à Kathryn McGuire m’a fait immédiatement penser à Eustache : « les films ça sert à ça, à apprendre à vivre ».
Les journalistes qui évoquent ces jours-ci « le retour de Fantômas » font systématiquement référence à la trilogie de Hunebelle (« soixante ans après ») et jamais au chef-d’œuvre absolu de Feuillade (1913). Dommage.
Pour rendre hommage à Sam Neill. revoir Possession (1981) et ses plans glaçants sur le Mur.
Sur le GR 34, en approche de la plage des Quatre-Sardines (ainsi appelée car fréquentée jadis par un quatuor d’historiennes spécialistes de l’empire achéménide, probablement).
Très heureux d’avoir été élu trésorier de la Société Rétif de la Bretonne, écrivain qui me passionne depuis l’adolescence. Je remercie Françoise Le Borgne et les membres du CA de leur confiance et suis ravi de travailler à leur côté.
La théorie, c’est bien, je suis très loin de cracher dessus, mais en vieillissant, et dans tous les domaines, j’apprécie de plus en plus les livres qui parlent des conditions concrètes de production des œuvres. Après B. Stora, je lis Luc Béraud qui parle très bien du travail de premier assistant.
Revu hier soir Non réconciliés ou Seule la violence aide où la violence règne (Straub / Huillet 1965). Outre son titre fascinant, le film est monté sans un gramme de trop, au rasoir. Une « Histoire de l’Allemagne racontée par trois générations d’architectes ». Qui refera de tels films ?
Si tu vois cette photo, poste une photo de plage issue de ton téléphone. Salut Foucauld ☀️
Perspective de très bons moments, dans des genres différents (quoique…) @matthieuletourneux.bsky.social @alisteroff.bsky.social
C’est le bon jour — mais en fait, ils sont tous bons — pour revoir Femmes Femmes (Paul Vecchiali 1974), avec Hélène Surgère et Sonia Saviange, mes actrices adorées.
« Flemmarder en France contemporaine selon son genre et son statut (1900-1960). »
La maman et la putain, ainsi que d’autres film d’Eustache, est sur MUBI. J’ai beau l’avoir vu une bonne dizaine de fois et être parfois exaspéré par certains dialogues, je ne peux pas m’empêcher de le regarder, même partiellement. Le film le plus important pour moi, je dois bien l’admettre.
L’actrice Andrée Spinelly (1887-1966) habillée par Paul Poiret. Fascinante exposition au Musée des arts décoratifs, qui s’achève dans un mois tout juste, ne tardez pas !
Dans l’affaire de la chute sur une feuille de salade, Pierre Lapin vient de perdre son procès ; les juges ont estimé en effet que la responsabilité de M. McGregor était « sérieusement contestable ».
Tentative (sur la foi de Daney et Foucault) de voir enfin intégralement le Hitler de Syberberg (1978). Le dispositif est celui, revendiqué, de Lola Montès. Ensemble assez pesant, malgré de beaux moments sur le destin du cinéma hollywoodien et soviétique. La suite demain !
Noël Herpe m’apprend la mort de Philippe Collin dont j’avais adoré Les derniers jours d’Emmanuel Kant (1993), d’après Thomas de Quincey.
Chez les fouriéristes au Salon de la revue, ce matin. L’occasion de rencontrer les membres du bureau de l’Association d’études fouriéristes (adhérez !) et de compléter ma collection de Cahiers.
Exposition Empire du sommeil au musée Marmottan, à partir du jeudi 9. Il y en a pour tous les goûts, de Charcot à Munch et de ce bonnet de nuit de Thomas Couture au magnifique Balthus terminal.
Aujourd’hui, la Société Chateaubriand rendait hommage à Jean-Claude Berchet à l’ENS. Une très belle journée, avec des communications passionnantes et émouvantes.
Il me faut cet escabeau dans ma bibliothèque ! (Société des sciences historiques et naturelles de l'Yonne, Maison de Marie Noël, Auxerre).
« Cours libre de philosophie positive au Collège de France professé par M. Pierre Lafitte », Maison Auguste Comte, Paris.
La Société Rétif de la Bretonne fêtait dimanche dernier son 40e anniversaire. Très heureux d’avoir participé à cet événement à Sacy et Auxerre et d’avoir rencontré les rétiviens japonais. Mon goût pour Rétif ne se dément pas depuis plus de 50 ans !
Ce soir à La Guillotine (Montreuil), lecture de textes récents de cinq poètes : Sophie Loizeau, l’ami Benoît Conort, François Rannou, Laurent Grisel et une absente, Claude Ber.