Marvin Montes
@mmontes
Auteur « Alien, la mécanique de la peur » et «Hong Kong Action », chroniqueur dans Peak Cinéma, Shitlist (RIP), HKast et S’agirait de Grandir.
Amoncellement de séquences où Predator Ouin-Ouin, sorte de François Pignon des Yautjas, enchaîne les bourdes et les chasses ratées pour découvrir que le pouvoir de l’amour, caché au cœur des rivières et des montagnes, dissimule la vraie force. Je sais même plus quoi dire.
Finalement assez positif quand on prends en compte que le film réussi quelques solides séquences d’action comme avec les ninjas de la main et se tape en prime le detricotage des dégâts causés par les trois innommables épisodes précédents. 7 ans après Endgame, un long-métrage correct. Comme quoi.
Rien à carrer des maîtres de l’univers mais plutôt client de Travis Knight, qui enquille une nouvelle réussite honteusement bazardée sur Prime pendant que le pire des licences rincées trouve encore le chemin des salles. Plus proche de D&D dernière mouture que du nanar suspecté.
Au delà de la technique encore une fois parfaite, Avatar 3 se complaît toujours dans l’immobilisme, incapable d’avancer sur ses arcs narratifs répétés a l’envie de film en film, allant jusqu’à mettre de cote ses ajouts pour se terminer sur un statu quo identique au precédent. Incomprehensible.
Meilleur film de mouche de l’histoire ? Remballe ton bras de fer Cronenberg.
Je m’excuse platement auprès de tout les admirateurs de moutons numérique mais j’ai littéralement eu envie de crever devant ce truc. Avalanche de niaiserie simplette qui ferait passer Frank Darabont pour un extrémiste de la trempe de Lars Von Trier. Étouffé par la laine de guimauve.
Passer de l’un des films de super héros les plus agréables (à ma grande surprise) de ces dernières années a une enième chierie post moderne sans moelle, sans rythme et sans mouvement autre qu’un travelling circulaire au rabais. Pas de surprise mais quelle misère.
Ethan Coen continue - avec sa femme à la co-scenarisation - son bout de chemin émancipateur et surtout sa quête du pire long-métrage jamais réalisé. On touche au but avec ce truc plus grossier que satirique, d’une platitude sans nom et où tout le monde semble dans un film différent.
Virtuose et techniquement imprenable, mais qui est surpris ? Dur à digérer, rempli de cheminements thématiques intéressants mais plus que jamais le film d’une icône dépassée par la réalité de son temps, ce que RPO n’était à mon avis pas (contrairement à la majorité). Il faudra le revoir.
Sorcerer au Maroc sur fond d’apocalypse imminent et de Free party mais surtout: qui fait le malin, tombe dans le ravin.
Une éloge militariste qui ferait passer Peter Berg pour un hippie, approximativement le pitch de Tropic Thunder au premier degré, quelques apparitions fugaces de Jai Courtney. Qu’est - ce qui pouvait mal se passer ?
Ce que j’en retiens c’est que ce bon vieux Raymond gérait les joueurs comme @vnrherzog.bsky.social gère les parents d’élèves.
L’intégrale de la meilleure série dont on ne parle jamais est dispo sur Netflix.
Qui pour stopper le sans-faute de Martin McDonagh ? Pour l’instant pas grand monde. C’est toujours super, le western qui oppose le bureau du shérif et une agence de pub, littéralement situés l’un en face de l’autre dans la rue principale, quelle idée.
Saulnier ne cède pas à la rambo-sploitation bête et méchante pour livrer à la place un thriller anti-corruption poussif, traversé par quelques fulgurances de dernier tiers mais surtout inutilement verbeux et complexe. Deuxième déception de suite après un sans faute, faut se reprendre Jérémie.
Indéniablement en deçà de son prédécesseur, aussi bien esthétiquement que narrativement, la bêtise de Garland n’étant plus compensé par le génie beauf de Danny Boyle. Des thématiques similaires moins bien traitées et portées par des personnages symboles ridicules. Déception.
Une quarantaine d’heures plus tard, c’était bien (même si on aurait pu en couper deux ou ce cher Kojima entre dans son tunnel cinématique habituel pour reexpliqueer des choses qu’on a déjà vues trois fois).
J’ai toujours été peu perméable au travail de Cattet et Forzani, mais Reflets dans un Diamant Mort est certainement ma meilleure expérience de leur cinéma. Sûrement parce que l’eurospy reste un genre assez cohérent avec leur volonté de questionnement et de pastiche un peu taquin.
Joyeux bordel misandre aussi doux qu’un tractopelle, quarante idées à la minute quitte à en faire trop, Noémie Merlant en roue libre devant et derrière la caméra, une scène d’horreur naturaliste cachée au milieu des gerbes de sang. Le genre de chaos que j’aime énormément.
Exercice réussi de multiplication des points de vues, qui mène simplement à un grand vide d’incompétence bordélique. Pur Bigelow de seconde partie de carrière, devenue une espèce de représentante ultime du cinéma vérité, aussi chaotique que talentueuse et pertinente.
Un High Concept rigolo sur dix minutes, et 90 minutes d’ennui mortel et d’existentialisme de pacotille qui ne veulent jamais rétrécir.
Joe Carnahan qui retrouve un peu de mojo le temps d’un DTV quelque part entre Rio Bravo et le retour de hype du Whodunit, personne n’aurait vraiment pu l’anticiper.