Lieutenant Dan
@bearprn
J'aime rire de tout et avec tous. Ça parle de cul tout le temps. Gêné par presque rien, choqué par pas grand chose, je respecte tout, vos choix et vos vies sans jugement.
Hier soir ciné ! 0 objectivité, j'aime C. Nolan (je sais en être critique ceci dit) et j'attendais ce film depuis longtemps. Bien sûr j'ai aimé, même si je sais que mes limites intellectuelles ne me permettent pas de tout en comprendre. Mais le spectacle était là et le cinéma, ça sert aussi à ça.
Ce n'est pas mon metier. Ca occupe mon esprit jour et nuit depuis plus de 14 ans. C'est un engagement profond, quasi passionel, humble, sans une once d'héroisme et avec ses peurs et ses déceptions. Mais c'est aussi la plus belle chose que j'ai fait, que je fais et ferai pour les autres.
"Se la glander" dans le vrai sens du terme. Profiter de ce moment de repos loin de chez moi. Bien que (trop) seul ce matin, ma chérie n'est pas là. Et je me dis qu'en fait, je n'aime pas me réveiller seul.
Après 8 mois à m'en bloquer la pratique (c'est une longue histoire), quel bonheur de retrouver les sensations et les jambes qui font mal ! (Malgré le mal de ventre qui ne me lache pas). Ça aère, ça change les idées et le décor est toujours aussi magnifique.
A-CORPS-DÉ, Suite Les poils. J'en ai assez peu et je les tailles beaucoup. Pour l'hygiène surtout, car les poils, chez moi, chez les autres ne me gênent guère. J'en ai rêvé pendant la puberté, particulièrement la barbe... venue que tardivment. Peu velu, j'en reste pas moins un ours. Tout doux.
A-CORPS-DÉ, Suite. Pieds. Beurk. Je déteste les pieds. En général. Ça me bloque dès que j'en vois. Évidemment je déteste les miens. Ils sont laids. Du coup je ne suis jamais pieds nus. Ceci dit je pense que les pieds disent beaucoup de nous, par leur forme, leur entretien et leur esthétique.
A-CORPS-DÉ, Suite. Mollets. Alors là... Il y a les fétichistes des pieds et moi... Beh je regarde, sans arrêt, les mollets de tout le monde, hommes, femmes : j'adore !! Que c'est beau ! J'aimerai les miens plus galbés et marqués comme un cycliste. Mon réel amour du vélo doit venir de là je pense.
A-CORPS-DÉ, Suite Cuisses. Qu'elles sont longues, ce sont elles qui me perchent si haut. Elle sont la finalité de mes longues jambes. Héritage de ma maman et ses magnifiques jambes. Je les entretiens, j'y veille. Bien que je n'y attache pas une importance esthétique, elles sont mes piliers fiables.
A-CORPS-DÉ, Suite Fesses. Ohhh que j'aime mon cul ! "Mon divin boule" pour la blague. Ce séant magnifique qui pourtant me donne tant de maux avec ses contrariétés régulières. Mais je compte sur lui comme atout de séduction. Mon meilleur profil, j'aurai du avoir une tête de cul sur ce coup !
Put*** je comprends mieux. Je n'y étais pas du tout. Aller, je vais m'habiller du coup.
A-CORPS-DÉ, Suite. Ventre. Complexe maximal. Je le rentre pour cacher la misère, à m'en rendre mal, souffrant. Je ne veux pas qu'on me juge à ma ceinture, alors que personne ne le fait. Je sais c'est con. Mais ça m'obnubile. Preuve en est que je me regarde trop le nombril.
A-CORPS-DÉ, Suite Torse J'ai fait le deuil de pectoraux de statut grecque. Malheureusement. Moi non plus j'ai pas de poitrine. Ces quelques poils implantés en X, comme mon père. Je suis un X-Men sans pec. Je les contracte pour faire croire que je suis une machine... personne n'est dupe.
A-CORPS-DÉ, Suite Dos. Qu'est-ce qu'il prend ! Qu'est-ce qu'il stocke ! Agacement, colère, peines... J'en ai souvent, vraiment, plein le dos. Mais il est là, costaud, vaillant, présent. Il ne me lâche pas. Pourvu que ça dure. Cette fois, photo d'origine car je l'ai trouvé belle.
Poussez vous je rentre du boulot en camion ce soir !! Pour de vrai en plus. (Convoyage d'opportunité).
A-CORPS-DÉ, Suite Mains. J'aime mes mains. Cassées, caleuses, abîmées, marquées par le temps et l'usage. Elles sont méticuleuses, très précises. Elles ont tenus des bébés avec grande douceur, carressé des corps et ses sexes avec sensibilité, taillé des matériaux avec dexterité. Et elles écrivent ici
A-CORPS-DÉ, Suite. Bras. Que j'en ai passé du temps, ado, à mater mes (frêles) biscotos. J'en faisais l'emblême du vrai "homme" bien viril. Adulte, je m'en moque totalement, pas du genre à jouer les gros bras. Et avec, moi au moins, je ne brasse pas de l'air. Ils savent enlacer, câliner, rapprocher.
A-CORPS-DÉ, Suite. Epaules. Un peu décalées, vestiges de blessures de jeunesse. Clavicules marquées, j'aime ces creux, façon Brad Pitt dans FightClub. J'ai trop tendance à les laisser se refermer en avant, position de geek sur son PC. J'y veille, car j'en ai des choses sur ces épaules.
Jure j'ai eu un doute un instant. (On est dans le foyer d'un lieu de service public pour donner un contexte - la même scène chez toi/moi c'est banal pour moi).
A-CORPS-DÉ, Suite. Profil. Amoureux sincère de Cyrano, j'en assume finalement ce nez que je trouve long. Il est 3mm plus court que la femme de ma vie, alors on rit. Bas du visage du Papa, haut de Maman, bien mélangé. Je n'ai jamais aimé ce profil. Je voulais un menton plus prononcé. Sale gueule.
A-CORPS-DÉ, Suite. Mes oreilles. Ado elles etaient disproportionnées. D'autant plus visibles sans tignasse fornie. Complexe ! Mais ça c'etait avant. Maintenant elles me plaisent. Et puis grandes oreilles, grande capacité d'écoute. Ouïe fine, sensible aux sons, aux mots et aux maux. J'aime écouter.
A-CORPS-DÉ De la tête au pieds. Mon crâne. Maladie de peau. Complexe total. Je hais mes cheveux, coupés raz. Les cheveux blancs s'installent : j'aime. Cette tête de kiwi à la peau d'avocat est pourtant mon signe distinctif depuis plus de 30 ans. Ca ne me donne pas la tête de mes opinions. Clairement
Mais quelle vue horrible sur mon bureau du jour. J'aurai préféré une autoroute et des camions.