Benjamin Cataliotti
@cataliotti
Monteur, critique et journaliste volubile. Parle de montage et d'écriture comme si c'étaient les choses les plus importantes au monde. Chronique Raccords et désaccords dans SOFILM. Threads démultipliés www.cataliottiediting.fr
Grand entretien et dossier spécial consacrée à "l'actrice-centrifuge" (dixit Arthur Harari). Parce qu'elle est géniale dans L'Inconnue, qu'elle parle merveilleusement de grâce, de Chalamet et de couches-culottes, et parce qu'on fait ce qu'on veut dans la vie. Dans le @sofilm.bsky.social de canicule☀️
Sortie d'un pur film d'été qui nous fait baguenauder dans une Varsovie hantée par la nouvelle vague et, surtout, par Charli XCX - charmante dans ce contre-emploi d'anglaise banale qui sent bien qu'elle ferait mieux de vivre une vie de popstar. Face à elle, le volcan, c'est clairement Lena Góra.
(Par contre Q.D. qui répète "mindfuck" une demi-douzaine de fois c'est un truc à générer des terreurs nocturnes)
Chronique de montage plus niche que ça tu meurs dans le dernier Sofilm où je parle effets de transparence et fondus semi-enchainés à l'œuvre dans la plus belle série du monde. Le fond de l'air sera rouge lynchien ou ne sera plus jamais. Dans @sofilm.bsky.social
Énorme souffrance devant Moulin, film-torture certes porté par une photographie sublime mais qui finit par nous piéger aux côtés d'un homme dont on nous fait revivre le calvaire. Même hors-champ, la torture est bien là. Ce cinéma sans recul, presque punitif, c'est trop pour moi.
C'est beau, c'est sobre, magnifiquement éclairé. James Gray ne renouvelle pas son genre, mais parfois, on veut simplement réécouter une musique qu'on adore. Un bémol, le personnage de Scarlett Johansson, malgré tout sous-exploitée. Les fratries laissent peu de place aux belles-sœurs.
Charli XCX, ses projets de cinéma, son amour pour Céline et Julie vont en bateau, ses tournages avortés pour quelques paires de Converse... Content de signer avec @charpilloz.bsky.social le portrait en couverture du nouveau @sofilm.bsky.social . En kiosques aujourd'hui.
Les acteurs en larmes pleurent-ils encore quand ils sont coupés au montage ? Pourquoi les gens sanglotent-ils à la fin d'Hamnet ? Le visage d'Ayo Edebiri est-il l'unique alternative aux injonctions lacrymales ? Effet Koulechov partout dans @sofilm.bsky.social en kiosques, avec ou sans sanglot.
Parler chaque samedi de ce film. Je pourrais m'habituer à cette vie.
Inflexions forestières et buissonnières pour deux des sections parallèles cannoises
Il est très beau aussi dans Vol au-dessus d'un nid de coucou, quelques années après Taking off, et encore la clope au bec
avec quand même la naissance à l'écran d'une certaine Bobo Bates, pas encore devenue Kathy
Tuto du vendredi (Surréaliste Vincent Schiavelli dans le génial TAKING OFF de Milos Forman, 1971)
Enfin, vampirisme toujours, on sera épatés par la longue liste de comédies de remariage que ce truc essaie de pomper (pardon, on dit "rendre hommage"). L'impression de voir Judd Apatow réaliser un remake phallique de la géniale The Marvelous Mrs. Maisel. Ce que vraiment personne ne demandait.
Sinon, il y a quelque chose d'assez génant à voir Bradley Cooper vampiriser son propre film dans un second rôle qui ne semble écrit que pour lui permettre de jouer tout ce qu'une star internationale telle que lui ne pourra plus être : un comédien qui galère.