Gaétan Heymes
@gaetanheymes
Ingénieur prévisionniste & nivologue dans les Alpes du Sud. Hivernant (TA69) en 2019 en Terre Adélie Compte personnel
Dans d'autres régions, les températures s'envolent dès mardi. Poursuite de la même récurrence de grande échelle depuis fin mai : blocage anticyclonique, fort ensoleillement, sécheresse... Quel été infernal. 3/3
Cet intermède pluvieux et frais viendra interrompre la vague de chaleur qui y dure depuis la dernière décade de juin. À l'arrière, un bref coup de tramontane et des températures encore modérées quelques jours dans ce secteur, jusqu'à tout début août. 2/3
Les chances de bons cumuls de pluie se concrétisent pour samedi, surtout sur l'est Languedoc, la vallée du Rhône et le sud du Massif Central. Une brève respiration pour tout le monde, hommes et nature, au sein d'un été décidément caniculaire. 1/3
Dans les Alpes aussi, cette séquence exceptionnellement chaude et sèche n'a que trop duré. Le feu de forêt causé par un impact de foudre la semaine dernière a pris de l'ampleur aujourd'hui au dessus de l'Argentière, parcourant 50 ha dans une zone montagneuse entre 1500 et 1800 m d'altitude. 3/3
À l'origine de ce changement de temps, le plongeon d'un talweg atlantique relativement dynamique sur l'Espagne, qui induit un flux de sud-ouest cyclonique. Situation perturbée peu fréquente en plein été, qui devrait mettre fin à la série en cours de maximales > 30°C dans un paquet de stations 2/3
La journée de samedi devrait être marquée par une amélioration pluvieuse inespérée près de la Méditerranée, alors que la vague de chaleur dans ces régions n'a pas connu de coupure début juillet, et se situe dans sa cinquième semaine. 1/3
Mise à jour avec les données jusqu'au 16 juillet, soit la moitié de l'été météo. La courbe 2026 du cumul de degrés jours de sur-été est largement au dessus de toutes les autres. Aucun été antérieur ne peut tenir la comparaison avec cette première moitié d'été infernale.
L'organisme ESTOFEX a émis un bulletin de niveau 3 concernant la dégradation orageuse sur le centre-est du pays ce 16 juillet 2026. Cela signifie que des phénomènes extrêmement violents sont envisagés : notamment de la très grosse grêle (5-10 cm) et de violentes rafales (> 120 km/h) www.estofex.org
En plus du nombre de jours de "sur-été", on peut calculer la sévérité du sur-été, à partir de l'écart entre l'indicateur thermique quotidien et le max annuel à 21,8°C. Et là aussi, 2026 surpasse largement toutes les autres années à date, et ce depuis la fin mai. 6/7
Ces 30 jours incluent la vague de chaleur inédite de fin juin, au cours de laquelle on a observé les trois journées les plus chaudes jamais observés (et même les 4 nuits, et les 4 après-midis les plus chauds jamais observés). 5/7
Ce, alors qu'on est encore bien loin du pic thermique annuel. Pour mettre en perspective, voici le même graphe comptabilisant le nombre de jours de "sur-été", jusqu'au 6 juillet. 2026 dépasse largement 2025 et ses 24 jours. En moyenne il n'y a que 7 jours au 6 juillet. 3/7
La météo fluctue et la température suit rarement les moyennes, aussi est-il fréquent d'observer, notamment en coeur d'été, des jours plus chauds que ce pic annuel : 30 en moyenne sur 1991/2020, un nombre que l'année 2026 a déjà égalé ce 6 juillet. 2/7
Une nouvelle vague de chaleur débute en France ce week-end. Elle s'annonce à nouveau intense et durable, d'après la prévision d'ensemble européenne. Encore une fois , le pays se situe au coeur d'une anomalie chaude européenne exceptionnelle pour les 14 prochains jours. 1/3
Il est donc très risqué d'affirmer à ce stade que la semaine du 6 au 12 juillet sera plus chaude, ou même aussi chaude que celle que nous venons de vivre. Elle sera surtout extrêmement sèche, et c'est cela qui devrait nous inquiéter encore plus, car la nature meurt en silence. 2/2
Signal très chaud pour la semaine du 6 au 12 juillet (carte de gauche). Même ordre de grandeur que pour la prévision il y a deux semaines (à droite) pour la semaine qui s'achève. Elle s'est avérée être la plus chaude jamais observée sur le pays, avec une anomalie de +9°C en moyenne sur le pays.
Dimanche marque (enfin!) une nette baisse des températures en France. Cependant la vague de chaleur extrême se poursuit plus à l'est en Europe. À Berlin, la température pourrait atteindre 42°C ce jour là. Le record national absolu allemand est de 41,2°C en juillet 2019...
C'est de loin la température la plus basse sur le réseau principal. A noter qu'en dehors des sémaphores côtiers de la Manche ou de l'Aigoual, c'est sur la Côte d'Azur qu'il fait le moins chaud à 15h sur ce réseau ! Et à gauche de l'image, l'enfer sur terre.
Alors que le pays subit une #canicule exceptionnelle qui atteint son pic aujourd'hui, sinon demain, l'orage qui vient de passer à Briançon a permis de faire baisser la température à 16°C, après un max à 32°C en début d'après midi. Quel bonheur 🥰
En Bretagne, il a fait au plus chaud 36,1°C à Quimper et 35,2°C au sémaphore du Talut à Belle Île ce 22 juin 2026. Ces deux valeurs ne sont pas les plus élevées de la région (quasiment 41 à Rennes !) mais elles prennent une dimension symbolique... 1/3
#Canicule La France se situe au coeur d'une anomalie de température européenne exceptionnellement élevée, amenée à augmenter encore ces trois prochains jours, de loin les plus chauds observés en juin, et au niveau des pires journées des vagues de chaleur de juillet 2019 et août 2003.
La vague de chaleur actuelle va se renforcer encore la semaine prochaine. La prévision de l'ECMWF simule des anomalies de température supérieures à +10°C sur une partie du pays, et +6 à +10°C généralisés. Nous allons vivre un évènement de chaleur anormale extrême, totalement inédit. 1/2
Soleil radieux et chaleur modérée ce 15 juin sur les Hautes-Alpes. À noter seulement de fins cirrus vers l'ouest et une petite cumulification vers le sud et en Italie. Depuis le fort de la Grande Maye, le panorama se dévoile à 360° sur le Briançonnais et les Écrins (descriptions en alt.)
Sous l'effet du réchauffement climatique d'origine humaine, les vagues de chaleur sont de plus en plus précoces. La fréquence des vagues de chaleur ayant débuté en juin en France a ainsi été multipliée par 6 entre les périodes 1947/2010 et 2011/2025. 7/7
Pour la suite des échéances, on peut regarder la moyenne de l'ensemble de la prévision d'ensemble. Celle-ci indique que l'on va vraisemblablement assister à la mise en place d'un vaste blocage anticyclonique sur toute l'Europe, s'accompagnant de températures très élevées (description en alt) 6/7
Durant cette période du 13 au 17 juin, les valeurs de température seront souvent supérieures à celles d'un plein été, avec des maximales proches de 35°C par endroits, mais on ne sera pas (encore) dans des niveaux caniculaires. Cela se visualise aussi sur l'indice EFI/SOT (description en alt). 5/7
A peine érigée, cette vaste dorsale tend à s'affaiblir dans les prochains jours, sous l'influence d'un vaste minimum de bas géopotentiels qui progresse lentement de la Mer du Nord vers la Baltique. Cette situation de grande échelle ne présente rien d'exceptionnel en soi. (description en alt) 4/7
Revenons à notre situation initiale. Une puissante dorsale gonfle sur l'ouest du pays. La masse d'air se réchauffe, plus lentement à l'est, le passage du vaste talweg actuellement sur l'Europe Orientale ayant entraîné un net rafraîchissement en milieu de semaine (description en alt) 3/7
Une autre manière de le voir est de regarder l'outil expérimental "Quantile-based weekly guidance maps" pour la température, semaine du 15 au 21 juin. Il s'agit de la prévision d'hier 11 juin, cependant elle montre le même signal (description en alt) 2/7