Jules
@juleswp
Admin Wikipédia bénévole ( Ancien conducteur de train, ancien SR. 🔎 Médias, désinformation, climat, droits humains… 🌡️ 📙 Les Deux Mégots (éditions Goutte-d'Or)
Et des tapes sur les doigts qui ne disent pas leur nom. Ici sur le SGPE. Pour le contexte, lire : www.lemonde.fr/planete/arti... ou www.mediapart.fr/journal/ecol...
Il y a aussi des trucs plus niches mais importants (genre éviter certains types de géoingénierie).
Il y a notamment des recommandations par secteur et le HCC remet des recommandations déjà formulées par le passé mais insuffisamment prises en compte (ou pas du tout). Là sur une alimentation saine par ex. (On notera aussi, plus bas, celle, nouvelle, sur la politique de l'eau.)
Ensuite le HCC formule 82 recommandations au gouvernement, tant sur l'atténuation (diminuer les émissions) que sur l'adaptation. Par exemple, sujet d'actu, il y a plusieurs recos sur l'adaptation aux vagues de chaleur.
Et pour finir, je passe rapidement dessus car je fatigue, mais il y a une dernière courte partie sur les aspects diplomatiques, dont voici quelques extraits. En gros la France et l'UE ont leur rôle à jouer et pourraient être des modèles.
Il y a plein de bonnes raisons d'investir dans la décarbonation (et l'adaptation), et même de promouvoir la sobriété. Mais les investissements sont pour le moment à la ramasse totale.
Traduction de ce passage en langage commun : « Arrêtez avec vos excuses "on a pas l'argent", c'est un prétexte pour rien faire. Et arrêtez de subventionner les fossiles. » Et j'ajoute que de l'argent, il y en a, il suffit d'aller le chercher là où il est. Rapport à la justice sociale, juste avant.
Ptet qu'en le répétant encore et encore ça va imprimer chez nos (ir)responsables politiques ? Le coût de l'inaction est supérieur au coût de l'action. Agir est « souhaitable d'un point de vue économique » (ça ça veut dire que même dans une logique capitaliste, ne pas agir est irrationnel).
Bis repetita : pour que les efforts soient acceptables, ils doivent être équitablement répartis. Les plus riches doivent en faire plus que les plus pauvres. Il faut aussi faciliter les reconversions professionnelles pour les secteurs/métiers appelés à décroître/disparaître.
La « transition » (sic, bis) doit être juste socialement. Mais pas de transition serait encore plus injuste socialement, parce que les premières victimes du RC sont souvent les plus pauvres : plus exposés ET plus vulnérables.
Vous vous souvenez de l'histoire de la neutralité carbone : la possibilité d'émissions de GES résiduelles, compensées par les puits de carbone ? La mauvaise nouvelle (pas de cette année), c'est que l'efficacité des puits diminue : la forêt souffre du RC.
La baisse devra donc doubler les années prochaines. (Et la baisse devra être en moyenne de 5 % par an d'ici 2038, cf. SNBC 3 www.consultations-publiques.developpement-durable.gouv.fr/strategie-na...)
À court terme, les émissions ont baissé en 2025, mais encore moins que l'année précédente, et vraiment moins que ce qui est prévu dans la SNBC. On prend du retard. L'effort futur n'en sera que plus brutal.
La France a des outils pour la gouvernance de la « transition » (*tousse* : en fait c'est une rupture qu'il faut), notamment la SNBC (comment réduire nos émissions de GES ?) et le PNACC (comment s'adapter au RC ?). MAIS LES ACTES SUIVENT PAS. AU CONTRAIRE. #backlashécologique
La quasi-totalité du reste de la baisse des émissions de GES provient de progrès ou de changements technologiques. C'est le plus simple à mettre en place et c'est compatible avec l'idée de croissance infinie. Spoiler : ça ne suffit pas. Il va falloir aussi de la SOBRIÉTÉ.
Ces dernières décennies, les émissions de GES françaises ont diminué. En partie car on a arrêté de produire sur place et qu'à la place on importe (ce qui ne fait que déplacer le problème, voire l'accroît à l'échelle globale).
Les plus pauvres, qui émettent moins que les plus riches, sont davantage dépendants aux énergies fossiles, tout en subissant plusieurs types de précarité. Pas de décarbonation sans justice sociale (juste répartition des efforts → meilleure acceptabilité sociale).
L'Accord de Paris de 2015 a le mérite d'exister. Mais les engagements des États (qui restent à mettre en œuvre…) — « CDN » dans le jargon onusien — ne suffisent PAS DU TOUT si on veut rester sous les 2 °C de réchauffement (et c'est déjà beaucoup).
Décarboner coûte très cher. Ne pas le faire coûte beaucoup plus cher (et pas qu'en argent). Aucune raison d'attendre que le voisin décarbone pour le faire soi-même : c'est un prétexte stupide (et pas que pour cette raison).
Au niveau mondial : • Électrification décarbonée en bonne voie. • Système alimentaire non : toujours très carboné. Priorité : manger moins de viande, ne pas gaspiller. • Délires autour de l'IA : danger.
Le pétrole, le gaz et le charbon sont les principaux responsables du changement climatique. Et provoquent des conflits (armés). L'électrification (décarbonée), c'est bien. Mais ça reste des matériaux et des ressources minières (pas dans nos sols français).
S'adapter au changement climatique, ça coûte des sous mais ça a plein d'effets de bord positifs. (Y compris, potentiellement, pour la justice sociale.)
On peut et il faut faire mieux. Mais attention, on ne peut pas s'adapter à tout. Il y a des limites à l'adaptation. On ne va pas climatiser les rues, les champs, les forêts et les océans.
En France, il y a quelques efforts d'adaptation qui ont été faits, mais bien inférieurs à l'aggravation des impacts du changement climatique.
Si on continue comme maintenant au niveau mondial, on se dirige vers +3 °C en 2100 (on est à +1,4 °C « seulement », pour mémoire). En moyenne mondiale. En France, ça veut dire +4 °C. Mais on PEUT rester sous les +2 °C…
Les émissions résiduelles en 2050 apparaissent noir dans ce graphique, qui décompose la répartition des baisses de GES (pas le seul CO2 pour ce graphique) selon la dernière stratégie nationale bas carbone (SNBC).