Matthias Bertrand
@matthbertrand
Journaliste 🇧🇪 Cinéma de B à Z, fantasy et SF, jeux vidéo vieux de 20 ans et anecdotes historiques à pertinence variable. Chroniqueur en musiques saturées et donjonneries chez Horns Up. J'aime beaucoup les mammouths.
3/ Sur ce point l'évocation des Peuples de la mer fera plaisir aux fanboyz de l'âge du bronze (on est 3), et en faire un message philosophique sur la fin de la civilisation - au sens moral - fonctionne. Même s'il est asséné avec une subtilité de kaijū.
'Sont peut-être furtifs, les F-35, mais avec le boucan que viennent de faire ceux qui ont survolé Bruxelles en amont du défilé, je me demande vraiment si la détection aérienne acoustique n'aurait pas encore un avenir. Et bonne fête, les Belges ! 🇧🇪
Les mardis c'est nanar : 2020 Texas Gladiator (1983 - Joe D'Amato). Une MadMaxploitation aux airs de Western correcte mais qui manque de folie, sans le moindre gladiateur mais avec des Amérindiens de l'apocalypse - "joués" par des figurants italiens. Pas mémorable, franchement.
Cela choque d'autant plus que le sujet du colonialisme n'apporte rien à l'exercice où les élèves doivent juger de la pertinence des sources pour un sujet (qui n'a rien à voir). Et puis pourquoi cette vieille hagiographie ? L'affaire fait le tour des réseaux sociaux, mais bien moins des médias.
Durant le CEB, les élèves de 6e primaire ont reçu un document... très peu critique sur la colonisation, cette "volonté conquérante très ancienne" et le Congo de Léopold II, qui voulait une Belgique "plus grande, plus forte, plus belle". Nous sommes en 2026.
"La princesse héritière Élisabeth ouvre les yeux des Japonais conservateurs : une femme sur le trône, c'est possible !" S'il y a un aspect de la profession qui, premier degré, me fascine, ce sont les journalistes spécialisés monarchie. Un tel enthousiasme ne s'apprend pas à l'université.
MAJ : J'ai rien dit, le festival frontalier a aussi appelé à quitter le site. Évidemment avec 2.000 personnes ce n'est pas comme évacuer un Graspop ou un Hellfest, mais quand même, content de voir que Bourlon reste attentif à la sécurité de son public.
"DEATH TO DISCO SHIT ! LONG LIVE THE ROCK !" Pour les 50 ans du magazine Punk, 1ʳᵉ publication à avoir popularisé ce qui n'était qu'une scène avant-gardiste new-yorkaise, son fondateur John Holmstrom a mis en ligne gratuitement le tout premier numéro, avec son portrait emblématique de Lou Reed.
Le Major Oak, arbre remarquable (11m de circonférence, 23t) de Sherwood n'est plus. Ça me touche d'autant plus que je l'ai visité récemment. Certes, il a aussi été victime de sa notoriété, mais ce sont les 5 derniers étés torrides qui ont tué ce chêne de 1000 ans. Non, ce n'était pas pareil avant.
Mum, I'm Alien Pregnant (2026, THUNDERLIPS). Est-ce qu'on peut faire du body horror léger mais avec un message intéressant sur la grossesse et la parentalité ? Il semblerait bien que oui ! Meilleure découverte de ce BIFFF2026 pour ma part.
Tristes Tropiques (2025, Hoon-jung Park). Un barbouze entraîne des enfants en assassins d'élite avant de les lâcher dans un Bangkok disputé par les mafias. "John Wick filmé par Wong Kar-wai" ? Non. Un film mal rythmé avec un 4ᵉ et même 5ᵉ acte inutile et des personnages mal exploités. Pénible.
'La Noche del Terror Ciego' (Amando de Ossorio, 1972) passe la limite de l'exploitation et son intrigue de templiers vampires aveugles sert surtout à exposer son casting féminin. L'influence de Romero rejoint quelques plans dignes d'un western, mais on est sur le niveau de malaise d'un Deathstalker.
Bon, de ce que j'ai vu, ça n'est pas du très grand cinéma... 'La Noche de Walpurgis', alias 'The Werewolf versus the Vampire Woman' (León Klimovsky, 1971) lorgne vers l'horreur gothique de la Hammer avec une touche d'érotisme, mais à part 2-3 moments de mise en scène, la salsa ne prend pas.
Je ne suis pas fort mystique, mais arpenter les ruines de Mycènes, ça fait son petit effet. Plus j'apprends sur l'âge du bronze en général et la civilisation mycénienne en particulier, avec tout l'imaginaire mythique qui l'accompagne, et plus j'en veux à Heinrich "Mad Dynamite" Schliemann.
De retour d'une semaine à Athènes, ses colonnades millénaires, ses trésors archéologiques et ses quartiers punks. Des souvenirs et des réflexions plein la tête, et aussi d'innombrables photos de chats.
"Autour des mammouths, histoires d'ivoire clair" : belle expo sur les proboscidiens anciens en général et mammuthus primigenius en particulier au musée du Malgré-Tout à Treignes 🇧🇪 Petit musée mais très didactique du paléolithique à l'âge du fer, avec quelques pièces fort émouvantes. #museum
Il y a une certaine satisfaction à voir une de mes photos utilisée pour illustrer la dernière cassette de Fragmented Memories - qui est un enregistrement de leur set au dernier Dark Dungeon Festival, l'événement belge consacré au Dungeon Synth. Prochaine étape, National Geographic.
Toujours pas satisfait de mes observations d'oiseaux pour le recensement @natagora.bsky.social. En ville ça peut piailler de partout, mais la confirmation visuelle reste difficile. Mais ce rouge-gorge aussi sphérique que sûr de lui a fait ma journée.
Dans The Day the Earth Stood Still (1951), la solution à toutes les guerres et autres opérations spéciales, c'est une police robotique interplanétaire autonome prête à désintégrer tout agresseur. "We do not pretend to have achieved perfection, but we do have a system and it works." Intéressant !
C'est ce qui me frappe chez Fritz Lang : à quel point son cinéma resonne encore. Metropolis c'est Bioshock, pour sa trame comme pour son esthétique. Comme les assauts des Huns dans Kriemhilds Rache renvoient à ceux sur le Gouffre de Helm chez Peter Jackson, voire chez Tolkien lui-même.
Allégorie profondément catholique, teintée de socialisme, taxée de communisme comme de nazisme, c'est une œuvre qui ne laisse pas indifférent. Un récit d'apocalypse, dans tous les sens du terme, à partir duquel on peut tracer bien des parallèles contemporains, sur l'humanité comme sur la machine.
Très Fallout compatible, et vraiment très patriarcal. Mais c'est surtout un film fort pessimiste pour son époque, avec quelques répliques intéressantes en parallèle avec le survivalisme actuel. C'est l'apocalypse hard boiled, pas pulp. "Our country is still full of thieving murdering patriots"
"Don't write off the law. The law comes back. I just want us to be around when it does." Panic in the Year Zero! (1962): la guerre atomique gâche le pique-nique et fait d'un Ray Milland papa-poule un homme prêt à bien des violences pour survivre. Mais c'est pour la famille et l'Amérique de demain.
Flâner à Bruxelles, c'est découvrir régulièrement des choses qui oscillent entre inattendu et improbable. Comme cette tête colossale olmèque. Une copie conforme de l'originale qui se trouve au musée d'anthropologie de Xalapa 🇲🇽 et offerte à la Belgique par le gouverneur de Veracruz.
Un festival de Dungeon Synth dans un château médiéval, c'est piégeux. J'ai déjà dépensé plus en épices anciennes à la boutique du musée que pour le merchandising des groupes. Le poivre long, quoi.
Bah voilà, qu'est-ce que je disais ! Le petit, c'est Arsène. Aucune idée d'où il vient, mais il se plaît bien ici, il compte rester.
Un chat, c'est un peu comme un gros rhume. Un courant d'air, une porte laissée entrouverte, et paf, ça s'installe du jour au lendemain. Pas grand-chose d'autre ensuite que de faire avec. On l'a appelée Ozzy.
Après ça n'est qu'un aspect du musée, très intéressant sur la Grande Guerre en Lettonie, puis la lutte pour l'indépendance. Un front dont on parle peu en occident, alors que ce (premier) désastre a coûté au pays un tiers de sa population. @lerubicon.bsky.social a sorti un bon podcast là-dessus.
Beaucoup dans mon entourage se coupent de l'actu' internationale. Je peux comprendre. Mais c'est un luxe que ne peuvent se payer l'est et le nord de l'UE - et à fortiori l'Ukraine. De passage à Riga, une visite du Latvian War Museum rend cet enjeu terriblement tangible, et on n'en sort pas indemne.
J'avais mes réserves car le livre puise son inspiration dans "Nos Gloires", œuvre patriotique et monumentale de 550 tableaux et vignettes historiques parues entre 1949 et 61. Une Belgique d'Épinal, très datée mais qui a marqué plusieurs générations. Un classique des lectures chez les grands-parents.