Olivier Gechter
@ogechter
Auteur : SFFF, science, cuisine, et tout ce qu'on veut bien me laisser écrire. J'écoute tout ce qu'on dit... au restaurant, méfiez-vous, je suis peut-être derrière vous ! #CFDT, #SELF Fan d'arts martiaux, d'échecs, de flute Site:
Après un petit séjour à Nantes, il retourne à la chapelle royale vers 1514, après la mort de la Reine Anne de Bretagne. Il est souvent mentionné comme chanteur dans les grands évènements et il a probablement figuré parmi les musiciens des pourparlers du camp du drap d'or.
Ce grand chansonnier, salué de tous de son vivant, a commencé comme clerc à la Saint Chapelle de Paris (on trouve son nom aux alentours de ses 18 ans), avant de servir à la chapelle royale, d'abord pour Louis XII puis pour François Ier.
Allez, ça faisait longtemps : continuons la chronologie approximative des musiciens, avec Claudin de Sermisy 1490 - 1562
Moi je fais pareil, mais je préviens gentiment qu’il ne faut pas trahir ma confiance parce que quand lama fâché lui toujours faire ainsi.
Le meilleur des commentaires, c’est un lecteur de l’Equipe que le fait.
Suggestion blocage : type qui aime traiter les autres de fragiles et considère que les petits éditeurs n’ont qu’à crever.
Vers 1540, il se rapproche de Paris. Il devient chantre du Duc de Guise et se fixe dans la capitale en 1549. Visiblement, il s'était brouillé avec sa famille, car il enchaîne les procès à partir de cette date.
A partir de là, en parallèle de diverses fonctions de chef de choeur (principalement autour d'Angers) il va publier un recueil de chansons tous les deux ans.
Côté musique, Bernardo Pisano a bien sûr composé beaucoup de musique sacrée. Mais on se souvient surtout de lui pour sa musique profane. Il est en effet le premier à faire imprimer un recueil de ses compositions en 1520.
Bernardo chante tout jeune à la basilique de la Santissima Annunziata à Florence. A 22 ans, il en devient maître de choeur et maître de chapelle.
Il finit par arriver à Florence en 1521, pour devenir maître de chapelle. Il n'y fait pas que de la musique religieux, car outre les madrigaux qu'il publie, il a également mis en musique des pièces de théâtre. Au moins l'une d'elle, écrite par un certain Niccolò Machiavelli en 1526.
Passons à Philippe Verdelot 1480 - 1530 ou 1552 (à l'époque, l'état civil n'était pas top top). Pourquoi lui ? Parce que non seulement il avait du talent, mais en plus on a récupéré l'intégralité de ses compositions. D'un point de vue historique, c'est pas mal.
Recommandation blocage du jour : Gilles Henri. Astrophysicien à Université de Grenoble mais aussi troll climatosceptique. Je ne mets qu’un exemple de ses persiflages sur la situation. En gros il considère que les gaz a effets de serre ne sont pas un pb et que la canicule non plus. Et que +4°, ça va
Musicien suivant ! Cette fois, on parle d'Antoine Brumel. Encore quelqu'un dont on ne sait pas grand chose. Né peut-être à Chartres, peut être à Nogent le Rotrou vers 1460, mort après 1512 (peut-être 1520). L'image ci-dessous le représente peut-être...
Il s'installe à Condé sur l'Escaut à partir de mai 1504 et jusqu'à la fin de sa vie. Il y dirige une institution musicale, la collégiale Notre-Dame. Il continuera à composer et son oeuvre à se diffuser. D'ailleurs, le premier recueil dédié à un compositeur qui nous soit parvenu est de Des Prez.
Josquin est un pur produit de l'école franco-flamande et il en deviendra la figure emblématique (au point que je comptais initialement commencer ma chronologie par lui). Il aurait commencé sa carrière vers 10 ans, comme chantre à la basilique de Saint Quentin.
Josquin Lebloitte, dit Josquin Des Prez, est un compositeur Picard, né à Beaurevoir dans l'actuelle Aisne. Né autour de 1450, c'est un contemporain de Léonard de Vinci, pour bien replacer dans le contexte de l'époque.
Allez ! On reprend le fil musical, trop longtemps interrompu par la flemme liée à la chaleur liée à l'inaction gouvernementale et internationale, mangez des milliardaires. Aujourd'hui, on s'attaque à une pointure : Josquin des Préz 1450 - 1521
Il obtiendra la nationalité française par ordonnance royale en 1494 : "nostre cher et bien amé chappelain ordinaire et chantre de nostre chapelle maistre Loys Compère, natif du pays de Haynault, en satisfaction de son humble requête"
Allez ! C'est bien joli, les catastrophes climatiques, mais faudrait pas oublier la musique ! On va rester encore un peu au XVe siècle, avec Firmin Caron (actif autour de 1459-1475) et Loyset Compère (1445 - 1518).
On ne sait pas grand chose de la fin de sa vie. On a un autoportrait probable de lui, qui respire déjà le XVIe siècle. Mais j'avoue avoir un doute sur la véracité de cette information. Je laisse l'image parce que j'adore les sanguines.
poète, peintre et mathématicien, c'était un vrai humaniste de la Renaissance. Il voyagera beaucoup entre la France, la Belgique, Naples et Rome. D'ailleurs la plupart de ses ouvrages seront publiés en Italie et en latin. On trouve un portrait de lui en enluminure dans l'un d'eux.
En 1992, l'astronome Eric Walter Elst découvre depuis un observatoire du Chili un astéroïde de 3 km de diamètre dans la ceinture principale. 1992GE2 est vite rebaptisé 7344 Ockeghem par son découvreur, à qui on ne peut pas enlever une certaine culture.
Johannes de Okeghem 1420 - 1497 Né a Saint-Ghislain, près de Mons. Probablement élève de Blinchois dans sa jeunesse (voir plus haut), il devient maître de chapelle des Rois de France et le chef de file de l'école Franco-flamande.
Elle apprend les lettres mais aussi philosophie et les sciences. Elle devient peu à peu un auteur reconnu pour ses mérites et elle profite de cette notoriété pour lutter pour la représentation des femmes dans la littérature (elle n'aimait pas trop le Roman de la Rose, semble-t-il).
Petite parenthèse pour parler de Christine de Pisan, de son vrai nom Cristina da Pizzano, née à Venise en 1364 et morte à Poissy en 1430. C'est la première femme à avoir vécu de sa plume, rien que ça !
Musicien suivant : Gilles Binchois, évidemment (à droite sur la photo) ! C'est le meilleur ami de Guillaume Dufay. Il est compositeur officiel de Philippe III le Bon, duc de Bourgogne.