Stéphane Kenech
@stephanekenech
Secure Justice International. Investigations, evidence collection & secure transmission. ex war reporter Iraq | Syria | Ukraine
J’ai consulté plusieurs dizaines de comptes Facebook et Instagram, tous relaient le même message « Concernant la frontière, le samedi 15 août 2026, le poste-frontière de Bab Sebta / El Tarajal sera ouvert. Le 15 août est un jour férié en Espagne. »
Il semble désormais que cette capture d’écran ne soit pas un montage. La personne qui en est à l’origine m’indique qu’elle provient d’une publication de la municipalité de Mhardeh, depuis supprimée.
De cette guerre d’invasion, on gardera en mémoire la résistance ukrainienne à Lyman, Hostomel, Irpin, Marioupol. Cette image à Moscou et l'île des Serpents. Côté russe, on se souviendra des enfants kidnappés, des massacres de Boutcha, Lyman, Borodianka. Des cadavres russes que l’armée n’évacue pas.
« Cette nécessité de passer par les voies diplomatiques pour la paix »…
Pour la première fois de son histoire, la Syrie participera au sommet du G7 en France du 15 au 17 juin.
Selon un sondage Odoxa, Bardella serait le meilleur président en cas de guerre. 32% des Français pensent que Jordan Bardella serait un bon Président en cas de guerre. (Echantillon de 1 005 Français, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus)
Poutine est embourbé dans une guerre qu'il ne peut ni gagner ni terminer. La popularité de Poutine a atteint son niveau le plus bas depuis le début de l’invasion à grande échelle de l’Ukraine.
Avant, ce genre de déclaration figurait dans la presse russe avec des politiques français en mal de visibilité.
Aurélien Taché, député LFI, déclare dans une interview avec Alexis Poulin, ancien de RT France, que la “priorité” est de “ramener la Russie dans le concert des nations européennes.” Normaliser la Russie sans justice préalable, c’est effacer Boutcha, Marioupol, les enfants déportés, la Syrie.
Alors que la Russie demande aux ressortissants étrangers de quitter Kyiv, rappelons que des journalistes, travailleurs humanitaires et civils en Syrie comme en Ukraine n’ont jamais reçu cet avertissement. Ils ont été pris pour cibles. www.instagram.com/p/DYzhZa4DCU...
Une semaine déterminante pour Secure Justice / @danaides.org. Damas d’abord. Des discussions avec le comité de la justice transitionnelle syrienne. Puis Kyiv, invités par The Tribunal for Putin (T4P) et le Centre pour les libertés civiles, colauréat du Prix Nobel de la Paix 2022.
Des drapeaux français et les photos de dizaines de Français morts en Ukraine flottent au cœur de Maidan. La place de l'Indépendance de Kyiv est devenue un mémorial pour les victimes qui ont combattu contre l'invasion russe.
Pendant ce temps, un média français réalise l’exploit de publier en 2023 un article documentant ces enlèvements, puis en 2025 un article contestant ces mêmes faits que l’ONU a qualifiés de déportation illégale d’enfants ukrainiens.
Mission SJS / @danaides.org à Damas. Aux côtés de nos partenaires syriens, nous avons rencontré la commission de justice transitionnelle chargée d’enquêter sur les crimes sous Assad et d’indemniser les victimes. Discussions prometteuses sur le renforcement des capacités locales.
France Diplomatie : Réponse à l'interview de S. Lavrov du 26 mars 2026. Répéter des mensonges n'en font pas des vérités.
Un récepteur russe Kometa-M, système utilisé sur certains drones et missiles russes employés en Ukraine et conçu pour résister au brouillage électronique, aurait été retrouvé dans l’épave d’un drone iranien Shahed-136 ayant visé la base britannique de la Royal Air Force à Akrotiri, Chypre.
Sur le vote final de la résolution concernant l'Ukraine, Manon Aubry, Rima Hassan et Jordan Bardella ou Nicolas Bay se sont abstenus. Un vote pourtant simple, qui exigeait l’arrêt immédiat des opérations russes, le retrait des troupes et la libération des détenus et civils déportés.
« Le gouvernement de transition syrien, les autorités de régulation de l'UE et les grandes plateformes technologiques doivent agir pour protéger les communautés contre les discours de haine en ligne. »
X est l’espace le moins sûr. Seuls 13 % des répondants disent s’y sentir en sécurité pour exprimer une opinion. Beaucoup continuent d’y être présents, mais uniquement par nécessité professionnelle. Ils observent. Ils publient peu. Ils n’interagissent plus.
Alors que l’Action française défilera dans les rues de Lyon, ils assurent en parallèle la promotion d’un dictateur ayant ordonné le massacre de milliers de civils iraniens et connu pour son soutien au Hezbollah / Assad, impliqué dans la mort de centaines de milliers de Syriens.
"Vous avez actuellement 65 militants d'ultradroite qui sont incarcérés pour faits de terrorisme", rappelle Xavier Crettiez. Vous aviez un militant d'ultragauche, mais il est sorti de prison, et vous avez 780 jihadistes. C'est ça le terrorisme actuellement en France".
Alors que sur X, après chaque drame, un flot d’informations non vérifiées circule, parfois relayées par des journalistes eux-mêmes, un mouvement mérite d’être noté. En Syrie, plus de 1 000 journalistes et professionnels des médias viennent de signer une charte de déontologie.
Ce type de contenu est repris par une partie de l’extrême gauche et des milieux pro-Gaza sans voir qu’il relève d’une stratégie d’influence. Contrairement à la Russie, l’Iran cible surtout les milieux anti-impérialistes et une frange de l’extrême gauche occidentale.
Ce n’est pas nouveau. Dès 2019, le régime iranien organisait déjà des manifestations, en Iran, prétendument pour « commémorer l’honneur des victimes », tout en réprimant violemment sa propre population.
Pour dénoncer la désignation des Gardiens de la révolution comme organisation terroriste par l’UE et la France, des étudiants pro-régime iraniens instrumentalisent les Gilets jaunes, alors même que des milliers de manifestants iraniens ont été tués ces dernières semaines.
La lutte contre daech n’a jamais reposé sur un seul acteur. Elle implique une coalition internationale, des forces locales arabes et kurdes, et aujourd’hui aussi Damas. Réduire cette réalité à un « rempart » unique relève plus du récit politique que de l’analyse.