Yoan Orszulik
@yoanorszulik
Rédacteur, Monsieur Bobine, Furyosa et Filmo. Co-auteur, L’œuvre des Wachowski- La matrice d’un art social chez Third Editions.
Une productrice talentueuse ayant permis à de nombreux cinéastes de donner la pleine mesure de leur talent : Tsui Hark, John Woo, Ringo Lam… Sans elle, l’âge d’or du cinéma hongkongais n’aurait sans doute jamais vu le jour. Un immense merci pour tous ces joyaux du 7ᵉ art. Nansun Shi (1951 - 2026)
The Host (2006) En amorçant de manière tonitruante le versant science-fiction de sa filmographie, Bong Joon-ho signe un idéal de cinéma, mariant à merveille ses thèmes de prédilection à un spectacle généreux. À l’instar de La Guerre des mondes de Steven Spielberg, le meilleur Godzilla non japonais.
La chance extraordinaire d’avoir accompagné certains des films les plus populaires et appréciés de Andrzej Żuławski, Phillip Noyce, John McTiernan, Steven Spielberg, Jane Campion, John Carpenter, Paul W. S. Anderson et Taika Waititi. Beaucoup de nos souvenirs de cinéma. Sam Neill (1947 - 2026)
Andreï Roublev (1966) Andrei Tarkovsky fait de la vie du peintre russe une épopée théologique, tour à tour introspective et spectaculaire, qui touche à la fable universelle et intemporelle par sa manière de confronter la foi au chaos du monde. Une merveille préfigurant bien des œuvres ultérieures.
Ulysse (1954) Une libre adaptation de l’épopée d’Homère n’ayant conservé que quelques moments célèbres. L’ensemble reste cependant agréable à suivre grâce à l’aura de Kirk Douglas, ainsi qu’au travail de Mario Bava sur la lumière et les effets spéciaux, qui préfigure son approche de réalisateur.
Le Prestige (2006) Dépourvu de gnosticisme et souffrant de la comparaison avec les deux versions de Nightmare Alley, le résultat reste cependant intéressant comme synthèse du cinéma de Christopher Nolan, dans ses velléités d’auteur, mais aussi dans son rapport laborieux au langage cinématographique.
Insomnia (2002) À travers ce remake, prenant place dans un décor évoquant un « Twin Peaks » réaliste, Christopher Nolan déploie avec efficacité les motifs récurrents de sa filmographie. Un thriller humble et attachant, qui doit beaucoup aux excellentes prestations d’Al Pacino et de Robin Williams.
Neelira (2026) Une production Karthik Subbaraj, où l’un de ses collaborateurs signe un premier film certes bancal mais attachant. Someetharan distille une vraie tension dans son huis clos, tout en usant de belles idées, notamment un « anti-mexican standoff », en accord avec son propos pacifiste.
The Legend of Hei 2 (2025) Une suite hallucinante qui démultiplie les nombreuses qualités du premier opus à travers un spectacle total, enchaînant les morceaux de bravoure inventifs et généreux sans jamais négliger son propos subversif et doux-amer. Avec Ne Zha 2, le summum de l’animation épique.
The Legend of Hei (2019) Un très chouette film d’urban fantasy chinois qui trouve sa singularité au sein d’un melting-pot d’influences, de Studio Ghibli à Marvel, en passant par Akira Toriyama, grâce à une approche introspective au service d’un propos humaniste sur le refus du manichéisme.
Les Moutons Détectives (2026) Une surprenante production Lord/Miller, au carrefour de Babe et d’À couteaux tirés, où le réalisateur des Minions et le scénariste de Chernobyl abordent avec une incroyable aisance l’intolérance, la peur de l’inconnu, la fable campbellienne… Une réussite iconoclaste.
In Waves (2026) Un premier film particulièrement maîtrisé. Phuong Mai Nguyen fait d’une romance adolescente autour du surf un poignant mélodrame, où la mise en scène baroque et onirique des couleurs et des transitions va de pair avec une émotion à fleur de peau allant crescendo. Une belle surprise.
A Fool and His Money (1912) Bien que souffrant d’un hiatus final, ce court métrage témoigne de l’approche engagée d’Alice Guy. La réalisatrice profite de cette satire des milieux aisés pour prendre le contre-pied de certaines représentations discriminatoires envers la communauté afro-américaine.
Attention y en a un qui pourrait vouloir te défier sur un ring de boxe.
La Charité du prestidigitateur (1905) Un petit court métrage qui révèle de véritables correspondances entre Alice Guy et Georges Méliès. La réalisatrice déplace les partis pris féeriques, propices aux trucages et chers au cinéaste, dans un environnement réaliste, non dépourvu d’une ironie sociale.
Les Aventures de Jack Burton (1986) Un pur bonheur de cinéma, où John Carpenter se montre déférent envers la culture populaire asiatique, subversif avec son antihéros, et visionnaire dans son hybridation artistique. L’une des meilleures productions Film Workshop, bien qu’elle n’en soit pas une.
Eega, la mouche vengeresse (2012) S.S. Rajamouli signe un summum de cartoon live, au carrefour de Stephen Chow et Sam Raimi. Un équilibre parfait entre humour et candeur, doublé d’un laboratoire visuel préfigurant les futures épopées mythologiques du réalisateur. Une merveilleuse leçon de cinéma.
A Girl, She Is 100% Cette courte adaptation d’un texte de Haruki Murakami permet à Naoto Yamakawa de signer une œuvre foisonnante à la Nobuhiko Ōbayashi. Dix minutes d’inventivité formelle et narrative préfigurant de nombreux cinéastes et créateurices sur YouTube et TikTok. Une merveille.
Je serais curieux de lire ou de voir une analyse « archétypale » des correspondances entre ces quatre personnages.
every cinephile has that one niche movie that they love Mine : Alucarda Kamikaze Taxi Hangover Square Hedgehog in the Fog