Jules Blaster
@julesblaster
Journaliste et sportif indépendant. J’aime bien écrire des lettres. « Boxing Day » chez @blast-info.fr
Et plein d'autres belles choses encore à propos de celui dont le premier portrait dans la presse (décembre 2013), était titré « Voilà pourquoi Jean-Philippe, jeune gaulliste, n’ira jamais au FN », no comment. À lire dans le Boxing Day de la semaine. ➡️ www.blast-info.fr/articles/202...
Où l'on signalera que la réputation de Jean-Philippe Tanguy d’être « l’intello » du RN à l’Assemblée doit être remise dans le contexte d’un groupe dont la direction du parti elle-même se plaint de la médiocrité et de la fainéantise: un statut de premier de la classe très relatif.
Où l'on constatera que le double discours opportuniste est une constante chez Jean-Philippe Tanguy, qui a passé de longues années à traiter le FN/RN et les Le Pen de tous les noms avant de finalement rejoindre le parti contre la promesse d’une carrière — et de la notoriété.
Où l'on soulignera que les bruyantes indignations de Jean-Philippe Tanguy quant à la perturbation d’un spectacle pour des raisons politiques sont pour le moins cocasses au regard des « politiques culturelles » dans les mairies RN : annulations, déprogrammations, retraits de financements…
Où l'on reviendra sur les récentes déclarations de Jean-Philippe Tanguy à propos de « l’affaire » Barbara Butch, prétexte commode pour charger la FI, frauduleusement accusée d’homophobie et d’antisémitisme par le représentant d’un parti authentiquement expert dans ces domaines.
J'ai écrit précisément l'inverse. N'hésitez pas à lire les articles avant de les commenter, cela vous évitera de raconter des âneries.
Où l'on s'arrêtera sur la tendance paradoxale de Yonathan Arfi à recourir aux procédés qu'il dénonce chez ses adversaires : banalisation de la Shoah, reprise de tropes antisémites, assignation d’individus et/ou de collectifs à leur identité juive — réelle ou supposée.
Où l'on signalera que Yonathan Arfi, comme nombre des soutiens de l'État d'Israël, est un adepte des indignations sélectives, mais aussi des outrances, des mensonges et des fake news destinées à salir celles et ceux qui osent défendre les droits légitimes du peuple palestinien.
Où l'on rappellera que Yonathan Arfi, qui se pose aujourd'hui en champion du « droit de se produire librement », et de la « liberté de création », avait demandé il y a un an que le groupe de rap nord-irlandais Kneecap soit exclu de Rock en Seine : la « liberté » ce n’est pas pour tout le monde.
Où l'on reviendra sur les récentes déclarations de Yonathan Arfi à propos de l'interruption du set de la DJ Barbara Butch à Grenoble, une action dont il nie toute portée politique pour la réduire à un geste antisémite, accusation infamante ne reposant sur aucune forme de preuve.
Où l'on signalera quelques informations moins connues concernant l’illustre Luc Ferry, tel le fait qu’une école primaire porte son nom dans le village de Ricarville (Seine-Maritime), pensées émues pour les élèves, leurs parents et les personnels de l’établissement.
Où l'on reviendra sur le parcours du « philosophe » pour médias Luc Ferry, qui a aussi tenté de se poser en conseiller du prince et de se jeter dans l’arène politique au ministère de l’Éducation, avec des résultats tout aussi convaincants que ce qui lui tient lieu de pensée.
Où l'on n’oubliera pas que Luc Ferry n’en est pas à sa première infamie du genre, au contraire, et qu’il s’est même fait une spécialité, au cours de sa longue carrière dans les médias (malheureusement toujours inachevée), de proférer des insanités sur à peu près tous les sujets.
Où l'on s'arrêtera sur les récentes déclarations de Luc Ferry, en pleine canicule, selon lesquelles il faudrait arrêter de se plaindre de la chaleur parce qu’il faisait beaucoup plus chaud dans les camps nazis et les fours crématoires, palme de l’indécence climato-négationniste.
Où l'on verra que le style « Petit journal/Quotidien », fierté de Yann Barthès, est un mélange des genres entre information (un peu) et divertissement (beaucoup), qui dissimule mal, sous l'apparence de l'impertinence, un accompagnement des mécanismes de domination sociale.
Où l'on reviendra sur le parcours de Yann Barthès, de Canal+ à TF1, du « Petit journal » à « Quotidien », sans oublier sa boîte de production Bangumi, qui fait de lui l'un des animateurs-producteurs les mieux payés de la télévision, l'arrogance de classe ne vient pas de nulle part.
Où l'on signalera que « Quotidien » s'est également distingué ces dernières semaines avec une séquence résolument hostile au député LFI Raphaël Arnault, qui a valu à Yann Barthès et à ses équipes les félicitations de Frontières et de CNews, on a les soutiens qu'on mérite.
Où l'on s'arrêtera sur les récentes déclarations de Yann Barthès, en pleine canicule, selon lesquelles « tout le monde s’en fout » de celles et ceux qui vivent sous les toits, parfaite expression du mépris de classe qui suinte constamment chez l'animateur de « Quotidien ».
C’est samedi, c’est Boxing Day ! Rendez-vous à 17h sur @blast-info.fr pour notre aimable courrier hebdomadaire, adressé cette semaine à un animateur télé qui se la joue cool, décontracté et subversif mais qui, en fait, est juste un petit bourgeois qui s’en fout. Stay tuned !
Où l’on n’oubliera pas les méthodes de management autoritaires d’Erik Tegnér, qui l’ont par exemple conduit à affirmer ceci : « Un alternant ça s'exploite, sorry. Les alternants, c'est fait pour être exploités, c'est un business model », un vrai patron comme on les aime.
Où l’on soulignera que les « médias » d’Erik Tegnér, de « Livre noir » à « Frontières », n’ont jamais respecté le moindre principe du journalisme, leur fonds de commerce étant la diffusion des obsessions identitaires par des provocations, des manipulations et des fake news.
Où l’on reviendra sur le parcours d’Erik Tegnér, qui n’a lui non plus absolument aucun lien avec le journalisme, le président de « Frontières » n’étant rien d’autre qu’un militant de « l’union des droites » qui a choisi la branche « médias » après une carrière politique ratée.
Où l’on s’arrêtera sur les jérémiades d’Erik Tegnér suite à sa condamnation pour doxing, et sur sa piteuse tentative de se présenter comme un « journaliste bâillonné » alors que son activité n’a rien à voir avec le journalisme et tout à voir avec la propagande d’extrême droite.
Où l’on signalera que Daniel Riolo aime mêler son « expertise » football et ses obsessions réactionnaires, une pratique qui vient de loin puisque dès 2013 il s’était distingué avec le livre « Racaille Football Club », tout un programme, salué à l’époque par un certain Éric Zemmour.
Où l’on reviendra sur le parcours de Daniel Riolo, journaliste football peu à peu devenu « bon client » pour chaînes d’information en continu, et qui se sent qualifié pour asséner ses opinions réactionnaires sur à peu près tous les sujets d’actualité — toujours avec la subtilité qui le caractérise.
Où l’on se souviendra de Daniel Riolo lors de l’épisode de chaleur de mai : « T’ouvres la fenêtre, tu mets un tee-shirt et t’arrêtes de chouiner », soit un bien joli combo d’agressivité et de stupidité, ouvrir ses fenêtres lors d’une canicule étant la garantie de faire monter la température.
Où l’on s’arrêtera sur les propos de Daniel Riolo relatifs au traitement discriminatoire infligé à l’équipe d’Iran lors de la Coupe du monde de football, qu’il estime justifié et au sujet duquel il affirme qu’il n’a « pas une énorme empathie ni pour ce pays ni pour ses ressortissants ».
Où l'on reviendra sur la carrière de Gérald Darmanin, carriériste imbu de lui-même, opportuniste sans scrupules et adepte des idées de l’extrême droite, ivre de pouvoir, de domination et de contrôle, jusqu’au mépris absolu de la dignité humaine — en premier lieu celle des femmes.
Où l’on signalera que la situation préoccupante du tribunal d’Auch, aujourd’hui dans l’œil du cyclone de l’affaire Lyhanna, avait fait l’objet d’une alerte directe auprès de Gérald Darmanin il y a plus d’un an, de toute évidence fondée, mais à laquelle il n’a guère donné suite.
Où l’on soulignera le cynisme du déni de Gérald Darmanin quant à l’état déplorable de l’institution judiciaire pour cause de choix politiques désastreux et de budgets largement en-dessous des besoins: 11 juges et 3 procureurs pour 100.000 habitants en France contre 22 et 10 en moyenne en Europe.