Luw
@lluw
Métier en rapport avec la biologie, intérêt pour la biodiversité, soucieux de contribuer à l'adaptation de mon petit bout de territoire aux changements en cours. ALT bandeau : vrille de bryone
Ça barbote flic floc ça barbote l'impatience de déguster Il en reste peut-être sur commande.kuupanda.com/producteur/3... pour les chanceux qui profiteront du tuyau mais chut chut
Glllllou glooou glouuuu plic plic plic l'eau frémissante à 75°C pile-poil L'impatience déjà l'impatience
Frrrrt ffrrrt frttt la pincée qui ravit déjà le nez, sortie du sachet envoyé par @soleneflore.bsky.social qu'il n'est pas question de diviniser et pourtant et pourtant 🧵
Ça doit être la chaleur et (hormis l'unique mais grosse averse qui a déclenché cette fructification) la sécheresse, qui m'oblige à hâter la récolte. Bien que pouvant théoriquement grandir encore, ils durcissent, signe de dessèchement. @napkween.eurosky.social il faut un climat pas trop sec, tu vois.
C'est là que je comptais trouver les dernières eaux libres. Elle se résument à un fond de flaque dans une souille de sangliers. C'est là que je dispose consciencieusement le piège photo. Je ne viendrai pas souvent et toujours en ligne directe. Les animaux ne doivent pas être dérangés.
Franchissant mètre après mètre, je me perds tant dans mes pensées que dans ces entrelacs de feuilles coupantes armées de liserons et habités de moustiques. Puis j'atteins le fameux croisement des drains, marqué par cette clairière de carex dans les roseaux.
Donc je progresse, laissant disparaître derrière moi ce dernier repère visuel. Et plus ce sentiment de perdition revient - agréable en temps normal - plus les calories qu'il me fournit deviennent alors suffocantes. Les vieilles branches couvertes de lichen tentent d'arracher ma casquette.
La chaleur de plus en plus moite, accentuée par ma tenue épaisse et manches longues à cause des taons devient plus critique lorsqu'une impression d'être perdu émerge à mon esprit. La rencontre de cette osmonde me rappel que je suis dans la bonne direction. Les taons me harcèlent mais ça va.
Le piège photo ne donne plus rien. Les animaux ont déserté cet espace asséché, sauf la martre qui doit avoir don d'ubiquité. Alors je le déplace plus bas, avec mon corps forcément, au travers de ces roseaux qui ont décidé de ne pas tenir compte de mes projets. Je progresse sans la moindre visibilité
1 jour plus tard, les shiitake on plus que doublé de taille. Je récolterai [quoi, mon correcteur ne connait pas "récolter" à la première personne du singulier au futur simple !?] Donc je ré col te rai demain. Rhoo ils sont beau, hein ?
🌱🍄Après une bonne averse, les shiitake se réveillent. Vu les températures, il faudra les garder à l'œil.
Soit ce sont des alsaciens en vacances, soit ils avaient la réf. Vous l'avez ? Indice dans un des posts de @popolitique.bsky.social
C'est dans une obscurité moite et torride que le rideau d'herbes s'anime. Une forme en surgit : un immense Lampyre noctiluque. Ce vers luisant, habituellement dévoreur de promeneurs égarés, est ce soir bien docile. Les silhouettes affairées de @jeddi.bsky.social et @gaellev.bsky.social le guident ⬇️
Alors que les mille aiguilles brûlantes du soleil se sont momentanément détournées de notre nuque pour s'occuper de l'autre moitié de l'astre surchauffé, vient poindre timidement ... une image de saison ... une - tenez-vous bien - une photo mystère ! Faites votre bilan carbone puis venez jouer !
La sécheresse n'a pas eu la peau des chicorées sauvages. Par contre, elle s'ouvrent à 7h et sont fanées à 9h. On ouvre 2h. Les butineurs ont intérêt à être ponctuels.
L'endroit le plus frais du potager est ... sous la serre ! Grâce aux conseils avisés de @soleneflore.bsky.social les tomates, poivrons, patates douces, melons et pastèques semblent vouloir vivre et produire.
Les fuchsia comestibles, dernières vivaces arrivées, se dessèchent alors qu'ils avaient si bien démarré. Eux auront droit à un peu de ce qui reste d'eau.
🌱 Le potager parle aux potagers. Ici comme ailleurs la chaleur et le manque d'eau se combinent pour atteindre des situations désagréables. Les courgettes initialement arrosées (réserve pluviale) font de très belles feuilles mais toutes les fleurs crament. Pas un fruit.
Autant les haricots nains qui étaient prêts à produire au début de la canicule de juin ont bien donné, autant ceux semés 15 j plus tard ont desséché malgré les paillages et arrosages.
J'ai surpris ce machaon en flag de ponte sur mes carottes. Le temps d'aller chercher le bon boîtier avec le bon objo, il se met comme par hasard à ne pondre que sur du fenouil sauvage. Comme le coup de frein devant le radar, hein !
🌱 C'est plus difficile d'atteindre le fil à linge, maintenant que le brugnonier a décidé de ne pas lâcher ses brugnons mais de les accompagner dans leur voyage vers le sol. Cette année, pas de pommes ni de poires. Alors on va se contenter de se baisser pour étendre le linge. Pas touche le sécateur.
Ça y est. Je pense que les fanes de pomme des terre sont fanées. C'est même à se demander si les patates ne seraient pas pré-cuites.
Il manquait le cas "absence de tonte + exposition au soleil". Ici ça reste vert au prix d'une modification de la flore dominante. Exit les graminées, vive les chicorées.
On croit bien faire en taillant et tondant. Mais en période chaude et sèche, il vaut mieux ne rien faire. Résultats en images le même jour dans le même jardin, détails dans les ALT. Les feuilles d'herbe non tondues résistent mieux et l'ombre est fondamentale.
Un tout petit détour et hot, le nez dans les casseilles. C'est un hybride de groseillier à maquereau et de cassis. Le fruit est intermédiaire, les plants très vigoureux et sans épines, qui se bouturent très facilement. Ce serait presque le jardin de bombance. Et je file récolter les pleurotes !
Je passe ensuit près d'un des myrtilliers américains. Hasard ou fringale ... je prends vite la photo parce qu'ensuite, il n'y a plus de myrtille mûre montrable. Miam.
Plutôt qu'un retour piteux en défaite, j'opte pour la récolte d'informations positives sur le trajet. Le 2e semis de haricots nains mange-tout est bel et bien vivant, comme le seigneur de Lapalisse. Le paillage épais et l'ombre offert par les fruitiers au-dessus ont été utiles.
Les troncs de peuplier y sont bien cachés sous les herbes sèches couvertes d'herbes pas sèches couvertes de gaillet grateron (qui vous colle des petites billes verts partout), sous les ronces sans épines sous les fougères aigle géantes. Mais pas de pleurotes. Un coin trop chaud et sec sans doutes.