Manuel Bocquier
@manuelbocquier
US Historian - PhD EHESS, Mondes Américains - Popular Music, segregation, politics and consumption + prof d’histoire-géo
La politiste K. Belew a magistralement montré que l’extrême droite est historiquement beaucoup plus encline à l’usage des armes que la gauche aux États Unis. Le fantasme droitier de la violence armée de gauche est pourtant tenace, heureusement que Libé et d’autres remettent les points sur les i.
Pasquier a fait la sociologie des téléspectatrices d’Helene et les garçons, alors que les cultures populaires n’étaient pas un sujet légitime, étudiant leurs lettres dans un article magistral pour toutes les sciences sociales des pratiques culturelles. Je n’ai cessé de le lire et donner à lire.
Alors bien sûr, des artistes noirs percent dans la country à intervalles réguliers, DeFord Bailey dans 1920s, Charley Pride dans 1970s, Darius Rucker récemment, souvent des hommes. Il est aussi de bon ton dans les hagiographies de rapporter que tel artiste de country a appris d'un noir 8/
Exit les Américains-Américains qui font du banjo, du violon ou du yodel comme les artistes blancs de country dans les 1920s et 1930s. Il y en avait. En revanche, peu de disques demeurent. Un noir joue du banjo sur morceau de country ? On ne mettra que son nom ou la photo d'un blanc à la place 5/
Alors que la country rassemble des styles relativement proches, la "race music" agrège des styles très différents, des orchestres de jazz, blues, sermons, ... uniquement caractérisés par la couleur de peau des artistes : c'est la ligne de couleur musicale, la ségrégation dans le domaine culturel 3/
Done ! Depuis quelques jours, la thèse est bien finie ! Merci au jury et à celles et ceux qui ont pu y assister à ce moment.
Ravi d'annoncer la soutenance de ma thèse le 8 janvier à 14h au Campus Condorcet, un long travail s'achève bientôt : "Racialiser les publics de la old-time music et de la race music (1920-1945) : une autre histoire de la ségrégation" (Soutenance publique - m'écrire pour y assister).