Victor Pereira
@victorpereira
Historien des gens qui bougent, des Œillets révolutionnaires et des compatriotes du senhor Oliveira de Figueira. Chercheur Instituto de História Contemporânea (Universidade Nova de Lisboa). Gosto de bicicletas, de livros e de águias.
« Lutter contre le fascisme en Espagne c’est le combattre partout dans le monde » Union des Portugais antifascistes résidents en Espagne »
Alors que c’est aujourd’hui les 90 ans du début de la guerre d’Espagne, au Portugal il y a toujours un monument rappelant la mort de José Sanjurjo, général qui devait prendre la tête des militaires félons qui ont assassiné la République. Il serait peut-être temps de le retirer
Le 59e numéro d’histoire@politique contient un dossier, coordonné par Morgane Labbé, sur "L’État social autoritaire dans l’Europe du XXe siècle, nouvelle figure de l’État-providence ?" journals.openedition.org/histoirepoli...
La librairie Quilombo prépare une journée passionnante autour de la guerre d’Espagne : des livres, des discussions, un chœur, une buvette… A las barricadas ! Cela sera le 27 juin, toute la journée, au 23 rue Voltaire, à Paris. J’y présenterai, pour la première fois, Les carnets d’Alberto.
A Imprensa de história contemporânea acaba de publicar uma nova edição do livro de Alessandro Portelli “A morte de Luigi Trastulli e outros ensaios”, um livro traduzido e organizado por Bruno Cordovil e Miguel Cardina. Podem encontra-lo na feira do livro, na Tigre de papel
A feira do livro de Lisboa começa hoje e terei o grande prazer de falar do meu livro É o povo que mais ordena com Fernando Pereira Marques e com Pedro Cerejo. Será no sábado 30 de maio às 21 h, com temperaturas mais amenas, na praça amarela.
Le 4 juin prochain, j’aurai le plaisir de présenter la traduction portugaise de mon livre sur la révolution des œillets (qui compte une nouvelle préface). Cela sera à la libraire portugaise et brésilienne, à quelques pas du Panthéon
Lundi prochain (11 mai), à la nouvelle librairie française de Lisbonne, j’aurai le grand plaisir de présenter le nouveau livre d’Yves Léonard sur Otelo Saraiva de Carvalho. Un livre qui restitue pleinement l’homme que fut Otelo.
Apresentação do livro, O povo é quem mais ordena, pela Rita Rato, no Institut français (junto à embaixada francesa). Quarta-feira, às 19 horas.
25 de abril feat Louise Michel (Pour ta longue collection @mathildelarrere.bsky.social )
Acabado de sair da gráfica e logo disponível na praça Paiva Couceiro (nome pouco abrileiro…) com outros livros das edições Fora de Jogo
Se fosse um hotel de luxo 25 de Abril Experience™️, já estaria aberto, inaugurado pelo governo inteiro, com foguetes. Mas como é um museu sobre o 25 de Abril, ainda estão para começar as obras e, como qualquer lisboeta que não seja rico, é convidado para ir longe do centro da cidade
Muito feliz por ver o meu livro sobre a Revolução dos Cravos disponível em português. Conta com um prefácio inédito no qual analiso o discurso da extrema-direita que manipula — como se viu num debate televisivo recente — a história da revolução. www.foradejogo.org/portflio-2/g...
Il y a quelques mois, il avait rédigé une longue et riche introduction à une nouvelle traduction du classique de Marc Bloch, Apologie pour l’histoire ou le métier d’historien. Il va beaucoup manquer aux historiens portugais et plus généralement au débat public portugais
Yves Léonard nous offre une belle biographie d’Otelo Saraiva de Carvalho, le grand organisateur du 25 avril 1974, l’officier révolutionnaire de 1974-1975, le chantre du pouvoir populaire. Sortie le 17 avril dans toutes les bonnes librairies
Vários eventos importantes em Lisboa esta semana com o congresso à volta de Marc Bloch e esta intervenção da historiadora Hélène Dumas, grande especialista do genocídio no Rwanda, que vai dialogar com Aurora Almada e Santos
Et vous y trouverez un essai biographique que j'ai rédigé après de longues recherches dans les archives portugaises, espagnoles et françaises. J'ai le plus souvent retrouvé que des documents apparemment sans intérêt comme des reçus de consulats portugais...
Je ne vous raconte pas le dénouement... vous pourrez le découvrir début mai dans un livre publié par Chandeigne & Lima. Le livre compte les mémoires qu'Alberto a rédigées à la fin de sa vie. C'est l'un des rares textes d'un ancien combattant portugais sur la guerre d'Espagne.
Comme d'autres anciens Portugais ayant combattu pendant la guerre d'Espagne, il est immédiatement arrêté à la frontière. Il est envoyé à la prison du Aljube qui est aujourd'hui un musée que vous pouvez visiter, en plein coeur de Lisbonne.
Comme bien d'autres réfugiés, Alberto rêve du Mexique... où il n'ira jamais. Face aux conditions terribles que les réfugiés de la guerre d'Espagne doivent subir en France, il décide de rentrer au Portugal.
Les autorités françaises espéraient que les réfugiés repartent en Espagne où qu'ils aillent au Mexique. Comme ce n'est pas le cas, cette main-d'oeuvre est exploitée dans des Compagnies de travailleurs étrangers. Alberto est envoyé à Moissac, ravagé par les crues en 1930
Des conditions très dures : on reçoit des soldats qui ont combattu le fascisme comme s'ils étaient des bandits. Les anciens membres de la colonne Durruti alimentent toutes les craintes et ils sont particulièrement surveillés. Gringoire multiplie les mensonges éhonté sur les anarchistes espagnols
Comme 475 000 hommes et femmes, il doit quitter l'Espagne et se réfugie en France en février 1939. Il souffre du non-accueil : d'abord des camps de triage puis le camp de Septfonds dans le Tarn-et-Garonne.
Alberto devient guérillero et participe à des actions de sabotage. J'ai ainsi pu retrouver des documents sur lui au centre de Documentation de la mémoire historique de Salamanque, archives où les franquistes ont réuni tous les documents pris aux organisations du Front populaire
Alberto combat en Aragon, à quelques kilomètres de George Orwell et a dû côtoyer la philosophe Simone Weil. Il décrit le quotidien de cette guerre qui est longtemps faite d'escarmouches. C'est une guerre à vue d'homme, loin des discours épiques des propagandes